scène ; le dieu est Amon-Râ
Les représentations nous montrent de quelle nature étaient les principales images*, naos, etc., etc., contenues dans ces chambres, comme dans les cryptes de Dendérah ; en même temps, elles font comprendre le point du vue particulier sous lequel Amon, le dieu deThèbes, y était invoqué ; c'est-à-dire, comme lapersonnificationdel'ardeur génésiaque, des énergies de la vie, des forces qui maintiennent Tordre cosmogonique et empêchent la désorganisation. N'oublions pas que nous sommes ici dans la partie gauche du temple, celle qui correspond à la région du ciel où est l'horizon oriental, où réapparaît le soleil.
Derrière le couloir est un autre couloir parallèle avec lequel il communique par une petite baie pratiquée dans le soubassement à l'angle nord-ouest ; les décombres ne permettent pas de constater s'il existait d'autre entrée. Une longue chambre confine à ce second couloir, du côté nord, et est décorée d'adorations à la triade thébaine, laquelle résume en somme toutes les puissances invoquées en détail dans le reste du temple. Les adorations du couloir s'éloignent de cette chambre.
1. M. A. Rhoné me fournit la note suivante écrite en 1865, à Médinet- Âbou, sous la dictée de Mariette : « Dans la chambre de Tangie droit (en regardant le fond du temple) on trouva un nombre considérable de statuettes en bois dont les pieds avaient été détruits. Plusieurs étaient d'une exécution remarquable. » Cf. Maspero, Guide du Visiteur à Boulaqf p. 174, Osiris-momie en bronze, n* 2220. — Il s'agit sans doute de la salle V du pian décrite ci-après.
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1. La BiBUCTHi^^fCE De se rsCmre pas à M<di3«C-Aboo (Toyex note 1, p. T3 rl-ie»:!* pami !■« ;Li=:^r-s i:=.: â«s bas^^eliefe existent encore ; niai* oyr:\rk\r^::L't^\ k r:pir::a aTar-:*?* dans les Lettres de Cfaampollloo /. /., p. ^>j . il ne paraît pas perrziis d^ compam « l'officine de I àiDe B à la Sal> i^ Itun-e:âs«Ti:s -yj «»33t ânrés TirAoC el Sa/ech ayec de* iC'«7. D^nf ^ «Ck^nes i-^rl:â$, ks deux diviniiês se chargent, en échançç de? cf xac les qae le roi ci^siacre, de faire reTiTie son nom ici-bas par le talent des scribes, sans d«3ate, mais snitont pendant des millions de panézyries par la connaissance des choses dlTines qn'il Ta au:t^a4rir dans le sanctuaire. Ces représentations sont fréquentes; isolées comme ici, elles n'annoncent nullement on dépôt de traités religieux. — A Edfou. ToSfrande des divers ustensiles de scribe, l'intenrention des divinitz-s de combat promettant la victoire sur Typhon par les textes «acres forment les sajels des bas-reliefs de la Bibliothèque. Celle-ci n'est d'ail leurs qu'une sorte d'armoire en pierre, placée, comme à Esnèb, dan<i le pronaos, et renfermant un nombre limité d'ouvrages, à la main de l'officiant, lorsqu'il va commencer les premières cérémonies.
2. « Ceux-ci (les juges) étaient sculptés an nombre de 30 sur ime des paroiH, avec le grand juge an milieu d'eux... » Trad. Letronne, /. /., p. 276.
NUMMULI, § II 77
seurs tenaient leurs assises, et il a traité de plaideurs suppliants les hauts personnages dont les statues agenouillées subsistaient encore. Mais si le touriste grec a dû se contenter de descriptions plus ou moins vagues, ces descriptions ont pris pour lui un grand caractère de netteté, lorsqu'on lui en a montré les éléments dans les tombes de la vallée des rois alors accessibles aux visiteurs. C'est ainsi qu'il a pu voir plusieurs exemplaires du jugement de l'Ame, que, dans les premières chambres du tombeau même de Ramsès lïl, il a constaté comment « étaient exécutées toutes sortes d'aliments agréables au goût ' », de quelle forme étaient les lits du sanctuaire où Osumanduas était associé comme le Pharaon éponyme de Médinet-Abou à la triade thébaine ; qu'après avoir admiré les salles funéraires où sont figurés les astres*, considéré les grands calendriers des murs extérieurs de l'édifice même qu'il décrit, il a pu se faire une idée de l'usage du grand cercle d'or placé sur les terrasses ' dont le module est l'unité de mesure sacrée, et qui rappelle la sphère des astrologues égyptiens *.
L'identification du temple funéraire de Médinet-Abou avec le tombeau d'Osumanduas rencontre une diflSculté, la première parmi celles que soulève Letronne, l'absence d'un cartouche qu'on puisse comparer avec celui de ce Pharaon imaginaire. Mais il ne faudrait pas s'étonner qu'Hécatée fût tombé dans le piège tendu aux voyageurs ignorants de la langue égyptienne, et qu'il ait pris « le nom d'un port pour un nom d'homme » comme certains comprenaient que
1. C'est sans doute la destination que le cicérone donnait à T abattoir où étaient préparées les viandes, à la salle des offrandes où on disposait tout ce dont se nourrissent les dieux.