VM AA/V/S/VA
u-i-n th-i-n
Ce tableau nous amène aux conclusions suivantes :
1® Dans les deux langues, le radical masculin est une labiale conforme au génie de chacune d'elles, se modifiant et allant de l'articulation forte à la voyelle u; sous la forme iLc^ {w), elle a donné en égyptien le pronom de la 3® per-
sonne du masculin, au pluriel v^ (a/z), et a disparu de ce
rôle en berbère.
Le pronom féminin est ^ qui a donné en berbère le pronom personnel de la 3® personne, devenu commun aux deux genres ; il a disparu de ce rôle en égyptien, mais il Ta conservé dans les langues sémitiques.
On trouve un souvenir de la valeur du masculin en égyp-
tien, dans le pronom antique pe-t-n, démonstratif masculin de p^-t, comme ou-i-n, th-t-n, etc.;