‹ Œuvres diversesChapitre 8 sur 169 · NOTICE XIX · texte numérisé non relu

NOTICE XIX

restait à faire, avait donné un tour nouveau à ses projets d'avenir.

Ce nVlait pas en vain que Marielte lui avait laissé entrevoir la possibilité de copier et de publier le temple d'Edfou : l'idée Tavait séduit dès le début. « C'est, écri- )> vait-il, mon ambition; cela me poserait du cou|). M. Ma- » rielte est revenu là-dessus avec tant d'insistance, qu'il est » nécessaire que j'y aie conPiance; il m'a alTirmé que la h fatigue de Dendérah lui ùlait le gont de le publier, qu'il » oe s'y mettrait jamais, et il m'a dit : Si vous ne voulez pas » vous y ineftre, au moins publiez-en quelque chose, ce sera » toujours cela de sauvé. Dans ces conditions, je crois pou- » voir aller de l'avant, et je me suis lancé. » L'entreprise était longue, fastidieuse : elle demandait une santé de fer, beaucoup de patience, beaucoup d'argent. M. de Rochemonteix retourna donc à Edfou vers le milieu de février, moins pour commencer immédiatement l'œuvre rêvée, que pour juger l'étendue de l'effort à déployer, et pour essayer le genre dévie nouveau qu'il allait être contraint de mener pendant de longs mois. Quelques semaines de séjour lui suffirent à s'acclimater. « Je ne m'ennuie pas, au con- » traire. J'ai cette liberté d'allures que j'aime beaucoup. » Point de visites, point d'obligations. Toute la journée au Y> temple ou aux ruines, avec des œufs durs à midi et le » café de l'ami du moment. Copiage acharné ou réllexions y> devant Horus. Qusud le texte est en plein jour, à l'ombre, » c'est charmant, dans les passages faciles on rêvasse un » peu en écoulant les bruits d'alentour; vers quatre heures )> du soir, la fatigue et l'abrutissement vous empoignent, » et on se laisse revenir au gîte où on mange de son mieux.

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