R€, ROOT
lOJUL, «JUtéJOy,
P«^T, OTepRTC, etc..
DE l'Égyptien et du berbère 167
pour chacun desquels on peut remonter au type grammatical, dont a été formé le pluriel. — Enfin, il est d'autres noms dépourvus de désinence ; la liste en est courte :
SINGULIER . PLURIEL
€-»u>|g, ee«».TGg,
cnoq, ' cncocoq,
OT^op, OTg^cop,
£eo[p], ^eiop,
*'E<>[p1, «^^^P, etc.,
dans lesquels le renforcement est uniformément le son u, passé dans l'intérieur du mot d'après une loi souvent citée. Dans quelques autres, c'est le suffixe i qui a pénétré dans le mot. Exemple: cài«jr, exH, etc., dont le singulier, inusité, a été remplacé par Shok, ^lo, etc.
En berbère, je retrouve également le sufl&xe n;mais il semble qu'à une haute antiquité il a été abandonné comme en égyptien. En effet, il ne s'ajoute qu'aux substantifs de formation complexe ou munis d'autres désinences du pluriel ; son usage a donc été repris, et il tend à former un pluriel uniforme. Au moment de la séparation, la langue commune avait déjà laissé ce procédé. Le suflixe qui a remplacé n est a, qui se combine avec lui ; i est surtout usité dans les pluriels féminins et se combine également avec n. Le rôle de u, comme suiBSxe du pluriel, est douteux.
Me voici parvenu à la fin de ma tâche, après avoir constaté l'identité des éléments grammaticaux des deux langues. Ce n'est là qu'une rapide esquisse, qu'une indication de la route à suivre, exposée dans d'étroites limites et avec des détails insuffisants : chaque point devra être l'objet d'un développe-
ment spécial et la comparaison des racines attributives en sera le complément.
Je n'ai point parlé des langues sémitiques ; c'est un sujet qui exige une longue préparation. Je pense que l'étude détaillée des rapports des trois groupes de langues, avec la méthode historique pour guide et la phonétique pour instrument, permettra d'établir l'identité antique des langues de Sem et de Cham.