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SUR I-A MY

le

terre, les astres, les élénaen ts ^ ^«^ptienne 285

"^^i'^^^Tcruetierfor^a"?*^-^-^: ^X^*"-«: c'est ce que la

ahn de sepdit. fj„„^„^^ ^'^ t>oJ^'^^^ au milieu des eaux, poètes hébreux fig^.re»t ,^^ -^f «vee ee"es d'en haut, te

7V"''-,'" .rLd^tte?^^^* ^^^tros eo„™e fixés sur ce este, selon la traauction <i^ «^ ^^e barri^r. ^x^r^ox i-^

Pour les Égyptiens, l'uÎ3ri;^<=her. '^"" «"PPO^ée solide, enserrait la création : les astr>I^^' <3ont i

et leurs voyages quotidie^^^,-'*^ Paroo,,^ ^''T ^^'* ^'""' étaient des «ar'/7«^'V.m. j^^^' leurs ^^^^«nt nuit et jour,

représentation de la course ^ ^'®st nZ t^ annuelles heures de la journée, consi<j^ '* ®^Ieil dian^ J^e<ï"ent qiae la tinctes de la route. Le dieu ^^^ «^^me d ^^ ^ingt-quatre abrité par un naos ou par ur»^^* ^*^ centr ^^^^"«ions disvoûte. Un dieu tient legouve ^^^^iGtit dont ? ^* Marque,

l'avant, pour découvrir l'en neoT-**"*^' ^^ autre d' ^°'''^^ forme autres dieux forment cortèg-^, * ®fc le frappe^. ^^" ®^ tient à même; souvent aussi des «iierT^^'***'^*'" *le iui da ^^ *TI'^elques /no«.ç. tirent à la cordelle le x^« -*^ ®t<5llaires n^!!^^ ^** t>aroue

Le dieu principal est toujou ^ divin. -^^Icht-

noms divers : Phrâ, Tuin, K;»^ soleil ^ mais il chis), etc. La scène tient évideiîf*^^' ^^'^emakhou'"^^?* * **®^ nomiquedu dieu solaire, mais i'"®"' *^® P^ès au r«vi *'™^"

rattache étroitement, car, caol ^ ^y^he du duali ^ '^«trol'ennemi du soleil, le serpent Anan ^"""^ ^^" «^"^ <iî^-!5r ^'^ dieu; toujours frappé, toujours ^"®**® ^nstamrx^^J^f' jamais, et chaque jour il recommo ^^^^^^' Apap - "* ^^

suite, dont le but paraît être de • ^°î* éternelle

l'abîme et de recommencer le ch- ^''^'^^Piter le soletil

t>érit pour- Q , , -chaos. '-*'"^"' '^^ ««A€ïil dans

Sur le dogme cosmogonique de F>»,^providentiel d'Osiris, qui, lui, suao^^v.^^ ^''"*^^ ^^ ^.ogme Set, son adversaire, puis revient i. i • ^^"^ ^®® <3<r>xaps de

^» Vie, triompfci^ <ie Set

286 LETÏRE a m. ÔERQUANf

et de ses satellites, et devient le type divin de la vie nouvelle qui attend les justes au delà de la tombe. C'est absolument Tidéo chrétienne. Comme entre le soleil et Apap, la lutte entre Osiris et Set se renouvelle éternellement : elle est Timage de la vie de Thommc sur la terre. Après le trépas, les élus enrôlés dans l'armée d'Osiris concourront éternellement à la guerre contre l'armée do Sot; le triomphe du bien est assuré, mais le mal n'est jamais anéanti, il faudra le combattre sans cesse.

On comprend maintenant pourcjuoi les l'^gypticns nommaient la mort larrivée à VOccidcnl, et se souhaitaient les uns aux autres un bon occident ap/rs une lonrjne vieH/rssr. Le coucher du soleil était assimilé à la mort, et son lever à la résurrection. Aussi Osiris, dieu (jui a souffert la mort, fut-il de bonne heure assimilé au soleil de la nuit. ; \\\n de ses noms, Khenlarncnt, signifie celui qui est dans l'Ament, rOccident, — et, tandis que Phrâ est essentiellement le seigneur de TEmpyrée, le ciel d'en haut, Osiris est le seigneur du Sêba, le ciel d'en bas.

Mais ni Phrâ, ni Osiris, non plus d'ailleurs qu'Amraon, ni Ptah, ni aucune autre individualité divine, ne représente complètement ni exclusivement le dieu de l'I^^gypte. Les prêtres enseignaient la science sacrée dans la(|uelle étaient énumérés les noms, les formes et les virtualités des types divins, et cette science des mythes servait de passeport et de moyen de salut pendant les épreuves de la vie, de la mort et des pérégrinations d'outre-tombe. Cependant, les initiés savaient très bien que Dieu est une puissance unique, existant avant toute chose, ayant créé les cUeu\ les créatures, le monde matériel et celui dos idées, ot \Vv\v»\\\\ ni nom (ju'on puisse prononcer, ni forme (ju ou • apercevoir ou imaginer. \*^^\^%\j

Une telle abstraction n'était pas conipatiblo ;xy d'un peuple tel que les Égyptiens, grands p^rv* ^^^ V\\

â88 Lettré a m. cërquanT

la clarté à lajace des ténèbres, irradiant la lumière par la double plume de son diadème et inondant le monde de lumière, à l'instar du soleil, chaque matin.

Voilà, Monsieur, comment Osiris a pu, dans Tenthousiasme des poètes, être identifié avec le soleil ; voilà pour- (|noi on a pu le figurer comme naviguant sur la barque solaire. Mais il ne m'est pa-^ arrivé de le voir, dans ces sortes de scènes, remplacer le dieu Soleil dans la course diurne. Il n'y a pas de rameurs à la barque solaire, et Taviron n'a jamais été reconnu au milieu des attributs d'Osirls. D'un autre côté, il n'y a pas eu lieu, en Kgypte, à transformer les chars en navires, ciir l'usage des chars et des chevaux dans ce pays est infiniment plus récent que le mythe osiridien-. L'Egypte n'a eu qu'une route, le Nil, et ses principaux chemins étaient des canaux ; aussi la navigation y est-elle d'origine très ancienne. Le bateau sert de déterminatif aux verbes de voyage, aussi bien que les deux jambes humaines en marche.

Si la mythologie égyptienne est très imparfaitement connue, on peut en dire autant de la mythologie grecque et romaine. Il y a quelque chose que nous ignorons au delà des ridicules histoires de Jupiter, de Saturne et de Vénus: les railleries de Lucien sont, je crois, de mauvais guides. Quoi qu'il en soit, en l'état de la science, il est difficile do saisir les rapports qui ont existé entre ces diverses mythologies. Il y a certainement de l'analogie entre le mythe d'Osiris et celui du Liber pater, que les légendes orphiques représentent comme ayant été mis en pièces par les Titans furieux, qui avaient enterré les lambeaux de son corps. (j(> dieu, ajoutent ces légendes, renaquit sain et entier (Macrobo f Comm,),

Je viens de citer Macrobe : cet auteur donne A gnements qui tendent à identifier Liber avec \(^ ^ ^^^?>^\w soleil avec Osiris. Diodore parle dans le mènxe ^ ^^W\\ r^^ \/^ n'oserais vous engager à vous appuyer sur i^^^» yvn ^^/^

* MB a

âUR LA MYTHOLOGIE ÉGYPTIENNE 080

classiques pour ce qui regarde la science égyptienne. Les Grecs ont voulu tout expliquer à leur manière, et ils ont réussi à tout altérer. Un recueil de leurs erreurs et de leurs absurdités serait utile à dresser. J'y songerai peut-être. Veuillez agréer, etc.

Fr. Chabas.

BlDL. ÉOYPT., T. XU. 19

HEBB.EO-^^

On a déjà signalé des eas très r^^ entre certains points de lu doctrir,^ remarquables d'analogie de celle des Israélites - Ce fait ne r.^^'''''^ "^^^^ %ypti«^set moindre surprise. On conçoit aisi,^" «'ailleurs cxoiter la ment des germes religieux et morauv f '^"^ ^e dévoloppeau fond de la conscience liurnaine X^^.'^t'P^''^® Créateur sortes d'analogies. Ou les a constatr^^T ^*'''® n«îtro ces lois morales des nations anciennes d^^i^u- ®^^*' ^-^ et on en a même découvert le^ traces ZlT^^^^^^i

et on en a même accuu>«rc los traces ch^ T '»->^ancéc,

n'avaient pas franchi les bornes de l'^f../ Peuples qui

Aussi, ce sujet ne mériterait-il pouttlroT^^' spéciale, en ce qui concerne les rapports de l'?o^^^ *^era tion avec le berceau de la Chrétienté, si l'identité d? »-i^ti<jue ne rendait pas plus significatives quelques-unes dTco*^^^'""" logies. , ^ »-nu-

°Dans le cours de mes dernières recherches sur letares hiéroglyphiques, j'ai eu l'occassion de reconnal

^criun

1. Le premiep des deux articles que Chabas a publiés sous <5«s titre a été inséré en 1812 dans les Transactions of thc Society <>f J^iblical Arcliœologij, t.I, p, 113-182, avec la mention Hcccd 2>"'-J€t,n.i*.<x.r-rj JS7a. Le second, lu à l'Académie des Inscriptions et Belles-Lettres-, «»- «^^^ Publié dans les Comptes /em/its, 1873, p. 57-67.

âOâ HEBR.t:0-.ÊGYPTlACA

cas frappant qui a jusqu'à présent échappé à Tattention des égyptologues. Le fait de la diffusion, dès les époques les plus reculées, des grandes lois religieuses et morales, dont Toubli entraine la ruine des sociétés, est d'une importance considérable : il oblige l'esprit de l'homme à se reporter à un fonds commun d'origine divine, auquel la sagesse humaine n'a rien pu ajouter d'essentiel .

A ce point de vue, j'ai pensé que ma petite découverte n'était pas indigne de l'attention de la Société d'Archéologie biblique de Londres, qui m'a fait l'honneur de m'admettre dans ses rangs .

Je commencerai par l'exposé sommaire de deux autres cas d'analogie connus depuis longtemps.

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