‹ Œuvres Diverses publiéesChapitre 156 sur 192 · yoijatjo dCun Égt/ptirn^ p · texte numérisé non relu

yoijatjo dCun Égt/ptirn^ p

SUR LES CAMPAG

lo précieux monument mis e un jour inattendu sur plusie mes III et n'est pas moins :

géographie.

Chalon-sur-Saône, 7 avril 11

La haine en prend la place, oia le m ô pris grossier. Fût-elle d'or, la cangue est un triste collier; Une chaîne de fleurs est toujours une chaîne ; Ne vous imposez pas cette pompeuse gène- Le cœur pur, sans désirs, reJGtGZ loin de vous Tous les terrestres biens; oui, ranoncez à tous! C'est la loi du bonheur, la loi de Ja lumière. . .

Cette citation est tirée du poème : J^cl Lune sur la rivière orientale; elle a pour but de donner un avertissement à notre siècle, en montrant aux Jiommes la nétessitè fc corriger et de déraciner en eux tous les sentiments dérègles. Elle fait ainsi au transgresseur une lai de se réformer.

C'est un point de doctrine, qu'on doit iissîmiler av^ ny^\ même un père et une mère, et les frères iiux mains ^4^ pieds d'un même corps. Ce sont là des ti^as et des br^ ^|"^ quon peut avoir à émonder, jamais £1 i-elraucber /! ^^^ qu'elles diffèrent entre elles sur bien des r><^ints, le^^ . ^^^^ de Confutsze, du Taô et de Bouddliu, s'nccordetif^^^^^^ inculquer à tous la piété filiale et le respect frntern^j P^^^

Quant aux petits-enfants, ils sont d'un degré //70|V* proche. Le proverbe dit avec raison : ^ ^^p-

Du bien de vos neveux, n'ayez jamais hcsoin.

Si parfois vous manquez de cheval, de fçénisse, Croyez-en mon avis, adressez-vous au loin ; Mais de vos petits-fils n attendez nul service.

De l'époux et de l'épouse, on sait que le roug-e 7 lié leurs ceintures, et que le fil écarlate a réuni ieurs m^ed ^ mais, dans la réalité, cette union n'est qu'une écorc/uire superficielle, une tentative de coller sur de la graisse Ils peuvent se quitter; ils peuvent aussi demeurer attachés l'un à l'autre. On connaît le dicton vulgaire :

Epouses et maris, oiseaux du vert bocage.

Chantent à l'unisson leurs refrains amoureux ;

35a La veuve

Hiou-Ti ; il était natif de Uv ville de Moung" dîins le royaume de Soung. I.'einpcrour lui avait confié l'emploi de gïirdien du jardin des arbres à vernis. Il était disciple du gran saint Li-Ourli, foiidatciir de la doctrine du Ta«'». Ce personnage vénérable, qui portait le litre honorihVi"*' ^^ ^ "' Yang, éfcdt aussi nommé Laô-Tsze, c'est-à-dire rn/ani vietuc, piirce qu'il ètiiit venu au inonde avec des cIiexeiiA blancs.

Toutes les fois (|u*il rcvjiit tout êvcilU*. Clioiiang:-Saiig' s'imaginait étn: transformé en un papillon voltigeant au milieu des plantes et des arbustes du jardin. Cette pensC-c lui revenait fréquemment, et, lorsqu'il reprenait ses sens, il éprouvait un sentiment de vibration dans les (ipauJes et sur les flancs, comme s'il eût réellement possédé une paire d ailes. Il en était lui-même fort surpris.

Un jour, dans une conversation intime, Chouang-Sang" raconta son rêve à son maître Lao-Tsze. Or, ce docteur était un saint parfait, comprenant le cours des trois étiigcs de la vie, passé, présent et futur; il montra à son disciple les merveilleuses phases de l'existence, et lui fit voir qu'à l'époque du cliaos, lui, Chouang-Sang, avait été un papillon blanc.

La première procr<^ition du ciel est l'eau, la dcu.xiéinc a produit les arbres : plantes et fleurs sont les gloires de l'eau. Ce papillon blan*^- rjui recueillait l'essence des fleurs et absorb;dt l'émanation la plus exquise du soleil et de la lune, dès qu'il eut com incncé à, respirer devait jouir à jamais de l'immortalité, ses ail'^'* d.emeurdnt continuellement animées du mouvement g-iratoire de la roue d'un cliar.

Mais il alla sV'garcr s"^ ''* Yuô-Clii, Je lac des Cjuapagnes

élyséennes, et, tandis qu'il s'insérait furtivement au milieu

de la fleur et des pistils d^ 'a pêche étrangère, pour y sucer

nourriture, il fut aval^ par Je phénix vert qui garde les

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