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DE LA COLLECTION DE BOLOGNE

AVVERTENZA

Il chiarissîmo archeologo cav. Chabas, passando per Bologna nello scorso settembre, vi si soffermù parecchi giorni per esaminare la coUezione dei Monumenti egizii, che el Municipio possiede neir Archiginnasio, rimanendo ammirato délia copia e importanza di essi, non che sorpreso dcl luogo e del modo ond' è tenuta si prezioza suppellettile scientifica. Parti va col desiderio di studiarla altra vol ta

1 . Publié dans la Rioista Bolo(jnese^ 1870, 4" année, 1" fascicule. La Rlcista Bolognesc est devenue très rare, et le tirage à part que Chabas avait fait faire de cet article à petit nombre n'a jamais été mis dans le commerce. Nous en devons la communication à Tobligeance de M. Eugène Revillout, qui a bien voulu recopier sur l'exemplaire qu'il a en mains les trois pièces que nous publions ci-contre : 1" VArvertcn^a de l'éditeur italien ; 2* la lettre d'envoi de Chabas au chevalier Luigi Frati, bibliothécaire de la municipalité de Bologne; 3"* la Note du même sur les monuments du Musée. Le titre que nous donnons à cet ensemble est celui môme que Chabas avait écrit de sa main sur la couverture de l'exemplaire de M. Revillout. — G. M.

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66 RAPPORT DE F. CHaBAS

con maggior agio di tempo, e con quelle comodità ch' erano a ripromcttersi dalla conveniente collocazione e sistemazione di essa, a cui sperava si sarebbe provveduto nella circostanza del venturo Congresso preistôrico, speranza che, per quanto ci consta, non manca di fundamento. Ciononostante ci piace di rendere di publica ragione il segucnte Rapporto suU' importanza 4®lla Collezione suddetta, che rillustre scienziato inviava non ha guari al biblioteciirio municipale dott. Lodovico Frati, persuasi che TautoreYolc voce di giudice cotante compétente non potrà che giovarc air adimpimento di un veto da lungo pezzo richiamato da quanti hanno en amore le scienze e le arti.

Chalon-sur-Saône, 20 décembre 1869.

« Monsieur le Chevalier,

» Malgré tout mon zèle et toute mon activité, je n'ai pu terminer plus tôt l'examen de mes notes de Bologne et rédiger le petit rapport que je vous avais promis. Je ne suppose pas que vous m'ayez taxé de négligence et d'oubli. Dans le fait, je n'ai pas cessé d'avoir présent à Tesprit l'accueil bienveillant que j'ai reçu de votre part; mais j'ai voulu que mes remerciements soient intimement liés à mes observations sur la collection bolonaise. Aujourd'hui je viens vous les exprimer, en vous adressant la note ci-jointe, dont les conclusions tendent à la réorganisation du Musée de votre ville. S'il existe à Bologne une Société scientifique, ou une Académie, vous jugerez peut-être utile d'intéresser ce corps savant au succès de la démarche. Dans ce cas, il conviendrait de faire traduire en italien ma notice, et d'en donner connaissance en séance publique; la Société, si elle le juge à propos, pourrait ensuite en voter la communication

à Tadmimstration municipale, en la corroborant de son avis favorable.

» Dans une note de cette nature, je n ai pu introduire (|uc des considérations générales. J'ai passé sous silence tout ce qui tient à la technicité de la science égyptologique. Je me propose de publier avec détails les résultats de mes études sur vos monuments; vos deux papyrus auront la priorité'. Je voudrais publier le texte du deuxième, la lettre de 27 lignes, numérotée 44 sur le cadre de glace. Pour cela, il me faudrait une photographie du papyrus, en demignindeur de Toriginal à peu près. Scriez-vous assez bon pour me faire ce travail, à mes frais, bien entendu?

)) Je voudrais deux épreuves, par précaution (sur papier). Je les fac-similerai ensuite en autographie pour ma publication, qui donnera la traduction complète du document. Cette publication fera connaître aux savants la collection bolonaise; elle amènera certainement quelques visiteurs lors du Congrès des sciences préhistori(iues, qui doit se tenir en 1870 à Bologne. Combien il serait à désirer que hi réorganisation que je conseille soit alors réalisée.

» S'il n'y a pas obstacle à ce (|ue la photographie du papyrus me soit adressée, je vous demanderai encore un service; ce serait de me calquer la ligne écrite au verso du manuscrit; c'est l'adresse de cette missive, vieille de trentetrois siècles.

» Parlant à un homme dévoué à la science, je perds, vous le voyez, toute discrétion. Pour m'excuser de cette importunitéy je ne puis que vous offrir mes services pour toutes les éventualités du classement de ces monuments, et notam-

1 . Ils ont été publiés par Cliabas dans la tpoisiêiiie série de ses A/rlanfjes èf]j/ptolofj'mucs. L'un a paru sous le titre : a Une lettre missive du XIV* siècle avant notre ère », en septembre 1870, tome P', p. 226 et suiv. L'autre a paru en septembre 1873, dans le tome II, p. 140 et suiv., sous le titre : « Le grand Papyrus de Bologne ». — E. Revillout.

ment pour la rédaction d'un catalogue*, quà^nd il sera temps.

» A l'expression de ma gratitude envers vous. Monsieur le Chevalier, je dois ajouter celle de mes sentiments de reconnaissance envers Monsieur le Syndic de la ville. Soyez assez obligeant pour être auprès de lui mon interprète en cette circonstance.

» Veuillez agréer, Monsieur le Chevalier, l'assurance de mes sentiments de haute considération.

» F. Chabas. »

NOTE SUii LA COLLECTION ÉGYPTIENNE

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