‹ Œuvres diverses; publiéesChapitre 117 sur 204 · I.a peur de vous déplaire a pourtant mille fois · texte numérisé non relu

I.a peur de vous déplaire a pourtant mille fois

tloutïe devant vous mes soupirs et ma voix.

Enfui pour être aimé j'ai tout mis en usai^e.

Et je délie amant d'en faire davantoi^e.

Que resle-l il donc plus maintenant ((ue mourir?

On voudroil vainement me parler de guérir;

Je me plais nansmon mal, je crains (ju'on m'en délivre

Pour ne vous plus aimer, qu'ai-jeafTaire de vivre?

^laii lors(|ue vos rigueurs auront liui moi) sort.

l'!aiudrcz-v()us un soujiir pour houoi'cr u;a mor!?

IMiilii, au nom d'Anuiur, ne soyez poiiît si dure;

Venez d'un i)cn de jiîours mouiller ma sc[)ulture.

Ilé'asîun peu de pleurs seront-ils pas bien dus

Aux pleurs «(('.etanl de fois pour vous j'ai répandus,

A ces cruels tourments qui m'arrachent la vie, Et qui sont le seul prix de vous avoir servie? Ne me refusez point ces marques d'amitié; Soyez, après ma mort, capable de pitié; Adorable Philis,au moins n'allez pas croire Qu'une douleur si juste offense votre gloire, Quelles que soient les lois d'un devoir rigoureux, Il n'est pas défendu de plaindre un malheureux.

ÉPIGRAMME

Je ne puis sans être jaloux Voir mes vers coucher avec vous; Pour(iuoi leur faire celle grâce:' C'est avoir l'esprit de travers; Philis, pour une telle place, Ncvaux-je pas mieux que mes vers?

i Imprimée clans le recueil des Poésies choisies, 1060, in-12, t. V, p. 398.

AUTRE

Philis, par tes refus irrile mes désirs, Les peines en amour font valoir les plaisirs : Ne prétends pas pourtant me faire trop attendre, Après cinq ou six non, il est temps de se rendre ^

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