‹ Œuvres diverses; publiéesChapitre 6 sur 204 · AVERTISSEMENT. XV · texte numérisé non relu

AVERTISSEMENT. XV

» l[t^ La première Olintliieniie de Démosthènc; la seconde ri la troisième;

» 15" Ilaranf/ue de Marins an peu/de romain, tirée de Sallusto. Uarangue de Fabius Maximiis pour l'élection des Consuls, tirée du wn" livre de Tite-Live ;

» IG" Dernières paroles de C.crmanicus, d'Olhon à son année;

» 17° Èpîlre de Pline à Trajan touchant les Chrétiens, avec la réponse de Trajan ;

» 18' Extraits du livre vu de Pline l'Ancien ;

» 19° Lettres de Cicéron à Papiritts Pet us, livre ix des i'.pttres familières. — Lettre de Marins à Cicéron.

» Tout cela est traduit en françois par M. de Maucroi^;.

» Poésies du même en ms. — Trois cayers in-S" d'Epigrammes, Enigmes, Madrigaux, Elégies, Eglogues, — et un quatrième cayer intitulé le Solitaire. »

On ne sait ce qu'est devenu ce ms. des Jésuites de r.einis : celui qui fut déposé en 17.'|0 à la Bibliotlràque du Roi par l'abbé Sallier, comme le tenant de l'abbé d'Olivct, diffère en plusieurs points du ms. en question.

En réimprimant les poésies de Maucroix disséminées dans les recueils du xvii'' siècle, M. Walckcnaer y a ajouté tout ce que renfermoit d'inédit en ce genre le manuscrit de la Bibliothèque royale. Mais ce manuscrit ne contient ni les Lettres, ni les Mémoires, ni toutes les pièces, au nombre de cent quarante-deux, marquées d'une * dans la prescrite édition , et qui font de C(;llc-ci une publication tout à fait nouvelle.

Quoique j'aie exclu de mon recueil soixante-quinze pièces inédites que me fournissoit encore Id ms. de

XVI AVEUTISSEMEM.

Reims, peut-être pensera-t-on qu'il eût mieux valu, pour la mémiire de l'auteur, laisser dans l'oubli un assez grand nombre de celles que je mets au jour. A cela je répondrai que je ne me suis point donné la tâche d'un panég^Tique ou d'une réhabilitation, mais seulement le plaisir de montrer dans un jour plus complet un homme qui, par les grâces de son esprit autant que par l'aménité de son caractère, fut l'ami de tout ce que le grand siècle eut de plus littéraire et de plus illustre.

Au surplus, je le répète, ces joyeusetés qui ont échappé à l'oubli auquel les avoir condamnées l'auteur lui-même, c'est le ms, de Reims qui les contient. Ou y trouve, avec quelques pièces curieuses pour l'histoire littéraire du temps , des couplets et des épigrammes , qui semblent plutôt l'œuvre de Théophile ou de Marigny que du bon et délicat Maucroix. Ce sont des débauches d'esprit telles que s'en permettent les plus grands génies dans leui-s moments de gaieté, mais qu'ils se gardent bien de recueillir. jMaucroix n'a pas connu les petits volumes de son ami Favart, il en eût exigé la suppression. Nous en avons la preuve dans la sévérité avec laquelle a été fait le choix de ses Œuvres, imprimées soit de son vivant et depuis son enti-ée dans les ordi-es , soit dans le recueil de ses travaux inédits laissés aux Jésuites de Reims, travaux dont une partie se retrouve à la Bibliothèque impériale dans le manuscrit d'Olivet-Sallicr.

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