CXLIV MAUCROIX
pareillemenl l'issue de son procès : l'arrêt se fit attendre trois années et ne fut prononcé que le 24 décembre 1664. Malgré les conclusions de Talon et Chamillart, procureurs généraux, qui tendoient à ce qu'il {(\\. pendu et étranglé, treize voix contre neuf (qui volèrent conformément aux conclusions), prononcèrent le bannissement à perpétuité et la confiscation. Cet arrêt, quoique sévère, ne satisfit point les ennemis du surintendant, et le bannissement, par une amère dérision, fut commué en une détention perpétuelle, que Colbert, dans son inexplicable haine, aggrava par toutes les rigueurs imaginables.
Quant à Maucroix, tout froissé de sa malencontreuse ambassade et des étreintes de la chambre de justice, il revint à Reims, guéri de tout rêve ambitieux et bien décidé à se faire oublier des grands et des imprudents amis de sa renommée.
ARGUMENT.— Vie retirée «leMaiicroix.— Ses nouvelles reI;itions.
— Mort (le la marquise <le (jrifjnau, de Perrot d'AblanoGurt.
— l.e cardinal Barberin.— rarnctèro de ce prélat.— Sa prise de possession. — Maiicroix sénéchal du Chapitre et conseiller rie ville. — Mort de rhistoricn Marlot. — Mémoires de Maiicrcix.
— Faits divers.— Maucroix sort de charge.— 11 traduit les homélies de saint Jean Chrysostôme, qu'il dédie au coadjuteur Ch. -Maurice Le Tellier.— La f'espUir, comédie.— l'.erueils Sercy.— Mort de liarberin. — Epitaplies et jugements divers.— Maucroix, au nom du Chapitre, va couiplimenler Ch.-M. l.e Tellier.— Son voyage à Fontainebleau.- M''^ je La Vallière et >!"'« de Montespan. — Bentcil de poésies i/ircfi>>ine5.— Portrait de Le Tellier. — Maucroix traduit San<lers et dédie son travail au nouvel archevêque.— Mort de Conrart. — Dictionnaire de Richelet.— Lettre de Patru.— Mort de Louis «le Maucroix.
I^EADAiNT l'espace de cinq à six ans , " l'iiniformité de la vie retirée à laquelle 'Maucroix s'éloit voué ne laisse pastl'évènenienls notables à raconter. Ses vers, et quelquesunes des lettres que nous publions, nous le montrent dans cet intervalle de temps en relations assez familières avec quelques jeunes dames du pays. Ce sont toujours, et avant tout, les aimables abbesses de Saint-Élienne et de Saint-Pierre; la