‹ Œuvres diverses; publiéesChapitre 67 sur 204 · CXLVIII MAI'CROIX · texte numérisé non relu

CXLVIII MAI'CROIX

dans les affaires conlentieiises que le Chajnlreavoit eu à soulenir, tantôt contre rarchevêché el l'officialité, tantôt contre les fermiers ou l'hôtel de ville. Les circonstances alloient rendre plus précieuses au Cliapilre ses aptitudes éprouvées. L'église de Reims étoil informée de la prochaine arrivée du cardinal Barberin, qui, promu dès l'année 1657, se décidoil enfin à venir prendre possession d'un siège envié par ce ([ue le clergé de France avoit de plus illustre, et que le superbe neveu d'Urbain VIII navoil accepté qu'à titre provisoire. Italien de cœur, ullramonlain renforcé, malgré de longues brouilles avec la cour de Rome, sa vie agitée, pleine d'intrigues et de troubles, avoit longtemps scandalisé la chrétienté : c'est de lui qu'au temps d'Urbain les Romains alloient chanter la nuit sous ses fenêtres :

Le cnrdinal Antoine est riionic Qui vil comme un démon à Rome *.

Il est vrai que depuis que les faveurs du roi de France l'avoienl recherché, el depuis surtout les grandes vicissitudes de la fortune des Barberins, on reconnaissoil que rÉminentissime Cardinal s'éloit quelque peu amélioré. La fréquentation des François l'avoil, disoil-on, rendu moins superbe et plus humain. H n'en est pas moins vrai que le (chapitre, qui rcdoutoil l'esprit hautain, envaliisseur d'An-

1 I.e l\'cpolisme de Rome, tr. île riUilioii, KiO'J, in-24, i. I, \>. \m.

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