‹ Œuvres diverses; publiéesChapitre 89 sur 204 · SA VIE ET SES OUVRAGES. CLXXXV · texte numérisé non relu

SA VIE ET SES OUVRAGES. CLXXXV

du roi sur toutes les églises du royaume, mais elle émit le vœu que ceux auxquels sa majesté coafèreroil des bénéticcs en régale fussent tenus à se présenter aux grands vicaires des chapitres pour en recevoir l'institulion canonique. Maucroix fait allusion à cette sorte de compromis, dont Rome, toutefois , devoit repousser le prétendu bénéfice.

(14 décembre 1681.) « Voici notre assemblée qui commence à cheminer, et nous avons trouvé une ouverture par où nous pouvons, Dieu aidant, sortir de toutes nos afïliires. i.'Eglise perdra quelque chose, elle regagnera d'un autre côté : la perte et le gain seront bien égaux, peut-être même que le gain excédera la perte, au moins pour les églises de nos provinces. Je voudrois que toute cette négociation fût terminée, et que je pusse m'en retournera notre bonne église. Quand la reverrai-jc? Quand irai-je attendre onze heures dans le benoît préau, et faire parler des gens qui me confient bien des choses et me font des romans en chair et en os ? Mon ami, je n'aime que la liberté ; je ne l'ai pas haïe jusqu'ici, je l'aimerai encore davantage. »

Puis dans une autre (8 janvier 1682), revenant sur les longueurs de la Régale : « Notre assemblée ne tire pas encore à sa fin, on ne croit pas qu'elle voie Pâques, mais elle n'en ira guère loin. La paresse ennuie, nous ne faisons rien. L'on attend la réponse de sa majesté, mais les grandes affaires marchent lentement. Que faire pendant ce repos? un peu de musique, conversation douce ; vous seriez ici bien à votre aise, notre cher, si vous étiez

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à ma place!...» Vient alors le récit des distractions aux afïaires, et cette partie de la correspondance n'est pas la moins curieuse. — Mais à tant d'occupations, graves et frivoles tour à tour, se sont ajoutées d'autres plus fastidieuses. Maucroix n'en a pas fini avec son procès. Lequel ? je ne sais, mais vraisemblablement à propos de son prieuré de Cressy : (16 janvier) « Peste, si je gagne mon procès, que je serai aise ! et que je passerai bien mon temps ! Bientôt j'en aurai le cœur éclairci. On me donne de fort bonnes espérances: c'est toujours quelque chose ! »

Voici maintenant quelques nouveaux détails des travaux de l'assemblée, car elle est loin d'en avoir fini. Louis XIV avoit accepté la solution donnée i>ar les évêques à la question de la Régale, par un édit du mois de janvier, que les prélats avoient signé et adressé au Pape avec une lettre respectueuse. Cette lettre, qui eut un si grand succès parmi les gallicans, éloil l'œuvre de l'archevêque de Keims, ou peut-être bien de Maucroix lui-même. Ecoutons le témoignage de celui-ci, la gloire de Char! es- Maurice n'y perdra pas : (4 février) « Ce fut hier une rude journée pour nous; soir et matin nous filmes assemblés, et tout cela dura près de huit heures. Notre prélat harangua très-magnifiquement «ne bonne heure entière, ensuite il lut une lettre qu'il a écrite au Pai)c au nom de l'assemblée, et puis un acte par lequel le clergé consent que la Régaie soit introduite dans toutes les églises du royaume; tout cela fut extrêmement applaudi, et, Dieu aidant,

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