‹ Œuvres diverses, Volume 5Chapitre 82 sur 94 · MARIE-SÉRAPHIQUE DE CHAMFLOURS · texte numérisé non relu

MARIE-SÉRAPHIQUE DE CHAMFLOURS

de novice avec plus de respect ni plus de ferveur que cette petite reçut le petit habit. Elle étoit seulement en la onzième année de son âge, et Ton eût dit qu'il y avoit déjà plusieurs années qu'elle étoit entrée dans les plus saintes pratiques de la religion.

Son zèle fut si grand pour les observances qu'on avoit peine de la contenir et l'empêcher de faire toutes les fonctions des novices; et, si l'obéissance ne l'eût arrêtée, elle eût voulu pratiquer dès lors tous les exercices des professes. Comme sa maîtresse lui remontroit qu'il ne faut point se presser de la sorte, et que notre vénérable Fondateur et Père condamne toutes sortes d'empressement, même dans la poursuite de la perfection, qu'il veut bien que l'on recherche avec ferveur d'esprit, mais sans inquiétude et que nous devons nous contenter de la mesure de la donation que nous avons reçue, elle lui répondit : « Hélas ! ma chère maîtresse, le bon Dieu m'a drt que mon temps sera court, qu'il faut que je me hâte, et que je fasse diligence afin d'avoir l'honneur d'être son épouse. » Cette réponse donna de l'admiration à la directrice. Elle remarqua dès lors que ce qu'elle avoit cru un empressement répréhensible en cette jeune prétendante étoit une ardente impulsion de l'esprit divin.

Outre ce grand désir de la perfection, nos sœurs virent en elles trois qualités bien extraordinaires pour un enfant de cet âge. La première fut un recueillement intérieur

VIVE JÉSUS

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