‹ Œuvres diverses, Volume 5Chapitre 85 sur 94 · MARIE-SÉRAPHIQUE DE CHAMFLOURS · texte numérisé non relu

MARIE-SÉRAPHIQUE DE CHAMFLOURS

rite, autant de souffrances pour les unir k mon Epoux souffrant, et pour les lui offrir en sacrifice. »

Là fièvre continue, avec de grands redoublements, accompagnoit ces violentes douleurs, et elle tenoit si chers les redoublements de ces accès qu'elle les nommoit le cher souvenir de Tamour et de la présence de son Dieu.

Parmi tant de maux, elle ne relâcha point de ses fréquentes pratiques. Sa patience et sa douceur ne souffrirent pas un seul moment d'interruption au milieu de tant de souffrances : tout ce que Ton faisoit pour elle et autour d'elle étoit également le bien reçu et agréé de son cœur. Elle prit trois médecines, cuillerées après cuillerées, n'ayant pas la force de les avaler toutes à la fois, à cause de la difficulté de respirer ; et elle fit cet acte avec un air si doux et si suave que l'on eût dit qu'elle avaloit du sucre et du lait.

Les médecins lui ordonnèrent d'aller prendre les bains, à quoi elle ne voulut consentir, ayant ouï dire que les sœurs de l'Institut ne sortoient jamais pour user de semblables remèdes : et quoiqu'on lui représentât que n'étant ni novice, ni professe, elle ne devoit point s'engager à une si étroite exactitude,, elle répondit : « Si je n'ai pas l'honneur de l'être en effet, je le suis par désir, et de tout mon cœur ; et je ne veux rien faire pour chercher la santé corporelle, qui ne soit permis à nos sœurs; il

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me souvient bien d'avoir ouï dire , lorsqu'elles font leurs vœux, qu'une seule journée dans la maison de Dieu vaut mieux que mille dans les tabernacles des pécheurs. »

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