‹ Œuvres dramatiques (volume 2)Chapitre 112 sur 363 · APELLE, EUDORE · texte numérisé non relu

APELLE, EUDORE

APELLE

Que faites-vous ici ?

EUDORE

Mais....

APELLE

Parlez.

EUDORE

J'étudie.

APELLE

Quoi ! vous étudiez ?

EUDORE

Mon cher maître, j ai cru...

APELLE

Est-ce là votre place?

EUDORE

Et quel mal , je vous prie , De regarder?...

Je vous ai défendu D'entixr ici ; vous m'avioz entendu.

EU DO RE

Vous savez combien je vous aime :

Ne me grondez pas.

APELLE

Taisez-vous.

Je vous connais ; cet air naïf et doux Ne saurait me cacher votre malice extrême.

Si je quitte un moment ces lieux , Vous furetez partout , rien n'échappe à vos yeux ,

La curiosité vous presse; Quand je rentre , un mensonge avec art apprête Vient excuser votre paresse , Et par une feinte caresse Vous abusez de ma facilité.

EEDORE.

Mon cher Apelle, mon bon maître....

APELLE

Ne l'avais-je pas dit ? Allez , tous vos détours Ne me séduisent plus ; j'ai su les reconnaître.

EUDORE

Ciel ! pouvez-vous me tenir ce discours ! Quoi ! vous doutez de ma tendresse !

Vous étiez autrefois si bon !

Je le vois bien , quelque chagrin vous presse ; Car vous avez changé de conduite et de ton.

Ah ! pardonne, mon cher Eudore, Pardonne mon humeur toujours prête à s'aigrir! Un tourment affreux me dévore , Tout m'importune et tout me fait souffrir !

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