ACTE III
SCÎÎNE PREMIÈRE.
SÉMIKE, ■eok.
Il va venir!... Mon frère a permis qu'en ces lieux
Arbace fût conduit et parût à mes yeux.
Ciel ! que vais-je tenter? Quelle est mon espérance?
Pourrai-je du cruel désarmer la constance?
Quand les efforts d'un père ont été sans effet,
Dois-je embrasser l'espoir d'arracher son secret?
Mais quoi! s'il était vrai.... Non, il n'est pas coupable;
Arbace d'im forfait ne peut être capable !
Sans crainte dans le mien son cœur va s'épancher.
La rigueur d'Artaban a pu l'effaroucher;
Ce silence obstiné n'a rien qui m'épouvante :
On résiste à son père , on cède à son amante.
[^ mort, le déshonneur, rien n'a pu l'émouvoir;
Les larmes de Sémire auront plus de pouvoir.
A se justifier je saurai le contraindre.
ilvient!Quevais-jeapprendre!.. Ahljen'airienàcraindre;
Il n'est point criminel !
52 ARTAXERCE