SCÈNE II
SÉMIRE , ARBAGE (conduit par les gardes qui se retirent). S^MIRE.
Approche, Arbace.
ARBACE.
O dieux!
Sémire! En quel état je parais à vos yeux! Le sort. . . .
Réponds. On dit que ta main sanguinaire A plongé le poignard dans le sein de mon père. Est-il vrai?
ARBACE.
Moi, Madame, un forfait aussi bas!
Vous aussi le croyez !
SI^MIRK.
Non , je ne le crois pas ; Non, je ne puis penser qu'un mortel que j'estime, Qu' Arbace enfin, ait pu s'abandonner au crime.
ARBACE.
Je mourrai sans regrets ; mes vœux sont exaucés : Vous m'estimez encore !
SiMIRE.
Ah ! ce n'est point assez !
On t'accuse : au grand jour ta vertu doit paraître. La Perse voit en toi l'assassin de son maître; Moi-même je devrais te croire criminel!