ACTE V, SCÈNE Vil. S
ARBACF.
Omon père!
Sl^MlHF..
Grands dieux!
ARTAXERCi'.
11 expire !
ARBACK.
Mon père.
Je t ai donné la mort! 6 céleste colère! Tout à la fois coupable, innocent, avili, Où me cacher, hélas !
ARTAXERCE
Dans le sein d*un ami.
Vm U ARTAXKRCE.
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TRAGÉDIE
NOTICE
Avant les représentations d'Artaxerce, j'avais certainement des amis à Bordeaux ; mais il se mêlait une sorte de pitié à raffection qu'ils me portaient. Lorsque, dans une discussion intéressante, j'osais hasarder quelques paroles, à peine si Ton daignait m'écouter; et, sans me répondre, on continuait la conversation que j'avais malencontreusement interrompue. £nfio je passais dans le monde pour un garçon insigni6ant et même un peu niais, quoique d'ailleurs d'un commerce sûr et d'un assez bon naturel. Mais la scène changea tout à coup, après le succès de ma tragédie. Dès ce moment, je me vis écouté , choyé , admiré; on découvrit en moi une foule de qualités auxquelles personne n'avait songé jusqu'alors ; on chf'rcha de l'esprit dans le moindre mot qui m'échappait ; dès que jWvraisla bouche, on m'entourait, on faisait silence, inlentique ora tenebarU , et de toutes parts s'exhalaient aussitôt l'approbation et les éloges. Il est vrai que j'avais pris un peu de confiance, et que je n'étais plus aussi stupide qu'auparavant.