‹ Œuvres dramatiques (volume 2)Chapitre 68 sur 363 · SCÈNE V · texte numérisé non relu

SCÈNE V

CAÎUS, SEMPRONIE.

CAÏDS

Comment fixer mes vœux irrésolus!

Ses désirs sont pour moi des ordres absolus. Mais CCS patriciens! ce Sénat que j*abhorre!... O dieux!

SEMPRONIE

Si mon époux te persécute encore , Si ma mère aujourd'hui ne le peut désarmer, Rien ne saura jamais me contraindre h Taimer.

CAÏUS

Ah ! ma sœur !

SKMPRONIE.

Peu m'importe un avenir funeste.

Dois-je te préférer celui qui me déteste ? Non ; je ne connais plus que toi , que nos liens ; Et tous tes ennemis sont désormais les miens. L'amitié qui m'anime avec nous prit naissance.

CAÏCS.

O souvenir touchant des jours de notre enfance! Tibérius vivait alors ! l'infortuné!

SEMPRONIE

Hélas!

CAÏUS

Indignement ils l'ont assassiné!

120 SCIPTON ÊMILIEN,

SEMPRONIE

Tu me restes encor !

CAÏDS

Souvenir qui m'accable!

Et je n'ai pas puni ce meurtre abominable! Mon bras n'est pas rougi du sang patricien ! Gornélie.... Ah! ma sœur laissons cet entretien.... Viens. J'attends Fulvius pour me rendre aux comices. A mes nobles désirs les Romains sont propices; Sans doute en ma faveur ils uniront leurs voix : Je vais être tribun pour la troisième fois !... Qu'il tremble ce Sénat dont l'orgueil nous offense î Oui , le bonheur de Rome ennoblit ma vengeance. Eu arrachant aux grands un injuste pouvoir, Je contente ma haine, et remplis mon devoir.

riW nu PREMIER ACTE.

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