ACTE I, SCÈNE
Il connaît notre amour, je lui fus toujoun clière, 11 a gémi pour toi des rigueurs de mon père, Et pour changer Xercè», le fléchir, Tapaiser, Sur sa tendre amitié lu peux le reposer.
ARBACE.
Vous le voulez? eh bien î j'obéirai , Sémirc. Qui pourrait résister à votre aimable empire! Je sens à votre voix s'éteindre ma fureur, £t je ne trouve plus que Tamonr dans mon cœur.
SÉMIRE
Je reconnais Arbace à cet effort sublime ! Je revois mon amaot et grand et magnanime ; Par ses ressentiments un instant combattu , Il les dompte, et bientôt renaît à la vertu.
ARBACK.
Non , elle n'eût été qu'un impuissant remède : Ce n'est point au devoir, c'est à vous que je cède; Je n'immole qu'à vous tous mes ressentiments ; Oui....
SÉMIRE
C'est trop prolonger ces douloureux moments. Tes jours sont exposés; voici déjà l'aurore; Séparons-nous.... Hélas! te l'everrai-je encore ! Il me faut te quitter, et peut-être en ce lieu , Arbace, je te dis un éternel adieu.
SÉMIRB.
Terminons un entretien trop tendre ; Fuis, tedis-je, en ces lieux on pourrait te surprendre.
22 ARTAXERCE
ARBACE.
Ne plus te voir, Sémireî
SÉMIRE
Arbace , épargne-moi l Je t*aime , tu le sais , et je tremble pour toi! Va, quels que soient les maux dont le ciel nous menace, Sois sûr que mon amour.... Adieu, mon cher Arbace.
(£Ue sort.)