I.K VICOMTE
f^i baronne?
M. DF. VERTKDIL.
Elle-même.
Allons, convenez- en.
LE VICOMTE
Votre erreur est extrême.
1^ baronne sans doute a des droits sur mon cœur; Muis elle n'est pour moi qu'une amie, une sœur. Son respectable époux, intendant militaire. Dont Tarmée bonorait le noble caractère. Fut mon plus tendre ami. Sous tes murs de Cassel 11 mourut dans mes bras, 6 souvenir cruel ! En me recommandant une épouse chérie Qu'il laissait sans soutien, et loin de sa patrie. J'ai rempli ses désirs, j*ose le croire au moins. A madame d'Orthis j'ai donné tous mes soins; J'ai seul, qnand des procès l'ont rappelc^e en France, Dans ce dédale obscur guidé son ignorance : A sauver sa fortune enfin j'ai réussi.
Quelques actes encor la retiennent ici ; Mais bientôt le succès couronnant son attente. En Touraine elle ira vivre cbez une tante. Vous voyez quels rapports existent entre nous.
M. DE VERTEUIL
Votre conduite est noble, elle est digne de vous; On n'y peut rien trouver que de fort estimable. Mais madame d'Orthis est jeune, belle, aimable. Et, malgré vos discours, à parler franchement. Un ami de votre âge a tout l'air d'un amant.
LE VICOMTi:.
Monsieur!...
M. DE VERTEUIL
Pardon; je suis trop indiscret, peut-être?
LE VICOMTE
Hélas ! si vous saviez.... si vous pouviez connaître.... Loin d'aimer la baronne, une autre....
M. DE VERTEUIL
Poursuivez.
Qu'ai-je dit!... Non, monsieur, non, jamais.
M. DE VERTEUIL
Achevez ; Ouvrez-moi votre cœur.
LE VICOMTE
Qui? moi, moi vous apprendre....
M. DE VERTEUIL
Cette terreur extrême a de quoi me surprendre. Votre amour serait-il un outrage au devoir ?
LE VICOMTE
Ociel!
M. DE ▼ERTEUIL.
Parlez.