I.K VlOOMTfe
hh bien ! vous allei tout savoir ; Ce serait vous trahir <|uc de me taire cncon*. Oui y je suis criminel; oui, celle que j adore Va bientôt par Tliymen enchaîner son destin ; Klle a dounë son cœur, elle a promis sa main ; CWnionmeilleuramiqu*elleëpouse,etqu*elleaime!... Vainement je combats, et m*accuse moi-même, Je ne puis triompher d*un amour sans espoir. Je ne puis m'arracher au bonheur de la voir; i*rès d'elle, en ce séjour, le feu qui me domine....
M. 1>K VKRTKUIL.
Quoi ! se pourrait-il ?...
Oui, c'est elle, cW Pauline :
Rien ne peut m*excuser, je le sens, je le voi ; Mais vous tromper, monsieur, est iudigne de moi.
M. U£ VEETEUIL.
J'en conviens, cet aveu roVmbarrasse et me géue; Pauline, à mon retour, doit épou&er Eugène: Tous deux ils sont d'accord. Mais, parlez sans détour. Ma nièce, je l'espère, ignore votre amour.
LE VICOSITE.
O ciel ! vous me croiriez , monsieur, asseï infâme....
M. OK VBRTEUIU
Eh bien donc ! je vous plains plus que je ne vous blâme; Votre franchise même a droit de me toucher. Et je n'ai pour ma part rien à vous reprocher. Laissons donc tout cela, mon cher, je vous supplie.
LE VICOMTE
Quoi! loin de m'accnser, vous plaignez ma folie!
M. DE VERTEUIL
Notre prochain départ vous rendra le repos.
LE VICOMTE
C'est mon unique espoir.
M. DE VEUT EU IL
J'en suis sûr. A propos, Mon discours doit encor subir une censure. François !
FRANÇOIS, entrant.
Monsieur?
M. DE VERTEUIL
Qu'on fasse avancer la voiture; Je descends.
( François sort. ) ^^^i '***
Un ami que je veux consulter. *' '*^^
LE VICOMTE
Monsieur de Rougeval ? je n'en saurais douter.
M. DE VERTEUIL
Vous l'avez dit.
LE VICOMTE
Chacun l'estime et le révère; J'honore sa vertu, sa probité sévère. .li, >v .ijut
M. DE VERTEUIL
Ce n'est pas, cher vicomte, un mondain, comme nous; C'est un homme rangé, mais tolérant et doux : Pour les autres il est d'une indulgence extrême. Chacun en l'écoutant est mieux avec soi-même;
▲cre r, scêmk i. .no
On trouve en &v.$ discours un salutaire appui ; (^n $fi sent vertueux en sortant d*avec lui.
LK VICOMTF.
Sans doute, et j*en ai fait vingt fois lexpëriencr.
I) est digne , monsieur, de votre confiance:
Sa modestie en vain déguise ses talents,
H peut donner, je crois, des conseils excellents.
£t puis il a partout une influence extrême :
Sans titre, sans emploi, c*est vraiment un problème ;
Mais j*ai vu, vu, vous dis-jc,en mainte occasion
Des effets étonnants de sa protection.
M. DE VKRTEUIL.
Oui, pour rendre service au besoin on le trouve: Il a quelque pouvoir, peut-être; et cela prouve. Puisque les gens de bien ont autant de crédit , Que le siècle n'est pas si méchant qu'on le dit.
( Fnm^u apporte le chapeau et le« gants de M. de VerteuU. )
Mais la voiture est prête , il faut que je vous quitte. Peut-être reviendrai-je après cette visite, Si rheurc.M
LE V|COMT£*
Vous avez tout le temps , en effet.
Adieu donc.
M. DE VERTEUIL , en sortant.
Au revoir.
;î3o les intrigants,