SCENE PREMIERE
Lk vicomte D'ARTIGNY, la baroinni-:
DE MÉRANGE.
LK VICOMTE
Il irest donc plus d^obstaclc à mes vœux les plus doux, Eugénie ! aujourd'hui je serai votre époux.
I\ BARONNK.
Ce jour était aussi ma plus chèi^ espérance; J'attendais connue vous....
LE VICOMTE
Ah ! quelle différence !
LA BARONNE
Comment !...
LE VICOMTE
Oui, votre esprit craintif, irrésolu....
LA BARONNE
Albert!...
LE VICOMTF.
Il est trop vrai; si vous Teussiez voulu, Depuis plus de six mois un heureux hymënée A votre sort déjà joindrait ma destinée.
LA BARONNE
Mais ma famille?
LE VICOMTE
Eh bien?
LA BARONNE
J'ai dû prendre le soin D'obtenir son aveu.
LE VICOMTE
Qu'en aviez-vous besoin?
N'êtes- vous pas veuve?
LA BARONNE
Oui....
LE VICOMTE
Maîtresse de vous-même?
LA BARONNE
Sans doute.
LE VICOMTE
Vous m'aimez autant que je vous aime?
LA BARONNE
Ah ! vous le savez bien !
Alors tous ces retards....
LA BARONNE
Eh ! quoi, fouler aux pieds les devoirs, les égards? Et, pour hâter l'instant qu'appelait votre ivresse, Perdre de mes parents l'estime et la tendresse?
ACTK I, SCÈNE 1 465
LK VIGOMTI.
Vos parants !... vos parents !... je n'en dis pas de mal ; Mais votre oncle, entre nous, n*cst qirtin original, Et votre tante....