‹ Œuvres dramatiquesChapitre 47 sur 346 · MILLER, LE PRÉSIDENT, FERDINAND, LOUISE, MADAME RONSBERG · texte numérisé non relu

MILLER, LE PRÉSIDENT, FERDINAND, LOUISE, MADAME RONSBERG

( Au fond du théAtre deux doiDe«tiqu«« du préûdent. ) LE PRÉSIDENT.

Mon fils ici !

FERDINAND

J*y viens protéger Finnocencc.

LE PRÉSIDEMT.

Tu vas y voir punir ta désobéissance.

FERDINAND

Eh bien, punissez-moi ; mais du moins respectez....

LE PRÉSIDENT, à Miller.

Vous êtes le père ?

MILLER

Oui, monsieur.

FERDINAND

Ah ! permettez....

LE PRESIDENT

Et c*estlà cette fille....

FERDINAND

Oui, c'est celle que j aime; Cest ma Louise, enfin, Thonneur, la vertu même ; Tant de perfections, de charmes réunis....

LE PRÉSIDENT, à Looue.

Depuis trois mois, dit-on , vous connaissez mon fils?

LOUISE

Oui , monsieur.

LE PRÉSIDENT, à Louise.

Avez-vous de lui quelque promesse ?

FERDINAND

Les plus saintes.

LE PRÉSIDENT , à Louise.

Eh bien?

LOUISE

J'avoue.... oui.... je confesse....

Il jura de m'aimer.

LE PRÉSIDENT

Et d'un tendre retour Apparemment aussi vous payez son amour?

LOUISE

Mais....

LE PRÉSIDENT

Cela se conçoit; et ses bienfaits, je pense. Ont de votre tendresse été la récompense?

O ciel! qu'ai-je entendu! moi.... quelle indignité !

MILLER

Ah , c'en est trop !

FERDINAND

Vous seul avec impunité Vous pouviez proférer cette exécrable injure ; Mais n'allez pas plus loin, mon père, ou je vous jure...

LI PRÉSIDENT

Des menaces? des pleurs? ce que je prévoyais.

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