MILLER, LE PRÉSIDENT, FERDINAND, LOUISE, MADAME RONSBERG
( Au fond du théAtre deux doiDe«tiqu«« du préûdent. ) LE PRÉSIDENT.
Mon fils ici !
FERDINAND
J*y viens protéger Finnocencc.
LE PRÉSIDEMT.
Tu vas y voir punir ta désobéissance.
FERDINAND
Eh bien, punissez-moi ; mais du moins respectez....
LE PRÉSIDENT, à Miller.
Vous êtes le père ?
MILLER
Oui, monsieur.
FERDINAND
Ah ! permettez....
LE PRESIDENT
Et c*estlà cette fille....
FERDINAND
Oui, c'est celle que j aime; Cest ma Louise, enfin, Thonneur, la vertu même ; Tant de perfections, de charmes réunis....
LE PRÉSIDENT, à Looue.
Depuis trois mois, dit-on , vous connaissez mon fils?
LOUISE
Oui , monsieur.
LE PRÉSIDENT, à Louise.
Avez-vous de lui quelque promesse ?
FERDINAND
Les plus saintes.
LE PRÉSIDENT , à Louise.
Eh bien?
LOUISE
J'avoue.... oui.... je confesse....
Il jura de m'aimer.
LE PRÉSIDENT
Et d'un tendre retour Apparemment aussi vous payez son amour?
LOUISE
Mais....
LE PRÉSIDENT
Cela se conçoit; et ses bienfaits, je pense. Ont de votre tendresse été la récompense?
O ciel! qu'ai-je entendu! moi.... quelle indignité !
MILLER
Ah , c'en est trop !
FERDINAND
Vous seul avec impunité Vous pouviez proférer cette exécrable injure ; Mais n'allez pas plus loin, mon père, ou je vous jure...
LI PRÉSIDENT
Des menaces? des pleurs? ce que je prévoyais.