‹ Œuvres dramatiquesChapitre 91 sur 346 · ACTE I, SCKNE VII · texte numérisé non relu

ACTE I, SCKNE VII

Et mon revenu net monte à dix mille francs; Ayant peu de désirs et tant d*indëpendancc , Je n ai point à rougir de ma condescendance. Oui, j'approuve» toujours : cVst peut-^lre un défaut ; Mais il me rend heureux, et cVst ce qu'il me faut. Contrariez quelqu'un , il le supporte h peine ; Prouvez-lui qu'il a tort, vous encourez sa haine. L'homme est vain par natun* , et les raisons d'autrui Provoquent son humeur sans rien gagner sur lui : De ses affections l'orgueil est le mohile. Et j'irais disputer, et m'échauffcr la bile ? Contredire un ami, souvent hors de propos. Aliéner son cœur et troubler mon repos? Non; je suis dans le monde une route plus sûre; J'applaudis constamment, jamais je ne censure; L'avis que l'on exprime est aussitôt le mien; Tout ce qu'on dit est vrai , tout ce qu'on fait est bien : Enfin, j'ai tant d'horreur de la moindre querelle. Qu'au mois d'août, à midi, l'on me dirait qu'il gèle. Pour ne pas disputer j'en conviendrais, je crois. Et je m'empresserais de souffler dans mes doigts.

Certes, c'est un peu loin pousser la déférence. Mais avec moi peut-être,...

HRKVAL.

Ah! quelle différence!

Pour vous....

[ Un domestique parait. ) MADAME DE ROSBEM.i:, au domntkfue.

Qu'est-ce?

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