‹ Œuvres dramatiques de Camille BernayChapitre 142 sur 391 · ACTE 1, SCÈNE UJ · texte numérisé non relu

ACTE 1, SCÈNE UJ

Bref, cette main est prête. Ils mourront, je le veux.

CniLDEBERT.

Tu le veux! Mais ils sont, Chlotaire, tes neveux.

CHLOTAIRE.

Us sont les possesseurs d'un royal héritage Que leur mort nous transmet ; rien de plus.

CHILDEBERT

De ton ambition , je l'ai tenu souvent; Mais Dieu l'entendra-t-il ?

Ce langage

CHI.OTAIWE.

Dieu ! L'on fonde un couvent.

Pourquoi t'embarrasser avec la conscience ? Abandonne au clergé ce soin. — C'est sa science. La nôtre est de régner; et tout moyen est bon.

CHILDEUEKT.

Qui bâtit danslesuiig, bâtit pour le démon.

Mettons-les au couvent plutôt; par la tonsure ,

Us perdent tous leurs droits; rasons leur chevelure.

CHLOTAIHE.

Oui, sans doute ; ébranchons ce qu'on peut jeter bas,

Kt le chône royal ne reverdira pas.

Pas de crâne rasé. Mieux vaut tète coupée.

Des ciseaux! à quoi bon, lorsque l'on a l'épée?

CUILDEUERT.

A leur mort, cependant, si je m'oppose, moi?

CHLOTAIUE.

En ce cas, Childebert, c'est me manquer de foi ,

El plus d'un vous dirait: C'est manquer de prudence.

(Apercevant Arcadius qui vient de rentrer.) Ah! c'est toi justement. — Approche. — Ta présence N'est pas ici de trop. — Qu'il soit juge entre nous.

(A Arcadius.) Ton prince, Arcadius, est aujourd'hui fort doux. Il s'est pris d'un accès de bonté singulière ; Son œuvre lui fait pcm...

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