‹ Œuvres dramatiques de Camille BernayChapitre 151 sur 391 · SCÈNE YIII · texte numérisé non relu

SCÈNE YIII

Les Mêmes, ARCADIUS, eotrant par ia petite porte.

ARCADIUS

Reine, salut! — Je suis le porteur d'un message Pénible à votre oreille; et pourtant, comme il a Deux faces , deux côtés , le terrible n'est là , Heine , que dans le choix que vous en voudrez faire.

CHLOTILDE , étonnée.

Ah ! — Qui t'envoie ici?

ARCADIUS

Vos fds , le roi Chlotaire Et le roi Childebert.

CIILOTILDE , (le plus en plus étonnée.

Que veulent-ils de moi?

Parle. J'augure mal de ceux qui , comme toi , S'enveloppent ainsi dans ce qu'ils ont à dire.

ARCADIUS

Je m'explique : Qu'il faille , 6 reine , pour l'empire , La raison et la force , on le sait; ~ de façon Que, l'âge amenant seul la force et la raison , Tel qui couronne alors la trop grande jeunesse, Au péril d'un état, couronne la faiblesse. Ainsi parlent vos fds, noble reine; étions deux, — Par pitié pour l'état comme pour leurs neveux , Knfans qu'accablerait le poids du diadème, — M'ont chargé de remettre en vos mains cet emblème De leur pieux projet.

(Ce t|uc ilisani, il lui présente îles riseanx.)

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