SCÈNE IV
EDMA, RANDOLPH.
UANDOLPll , s'approchaiil (l'Eilnia.
Vous êtes, tout au moins. lidMc ,iii rciiric/voMs.
3î2 L'HÉRITAGE HU MAL.
EDMA.
Dieu ! c'est sa voix! c'est lui ! Randolpb , mon noble époux ! (Elle va pour se jeler dans ses bras.) nANDOLPH , par un premier entraînement.
Edma!..
(Puis, d'un ton froid et la repoussant de la main.)
Vous l'avez dit , c'est Randolph ; oui , Madame. Mais, quant au nom d'époux, jadis, j'eus une femme. Sans doute... Cependant, réfléchissez-y bien; Moi, votre époux!., ce titre est-il vraiment le mien?
BDVIA , troublée.
Le vôtre !.. Je ne sais ce que vous voulez dire.
RANDOLPH
C'est fort simple pourtant... En un mot, je désire Savoir de vous. Madame , à qui je parle ici.
EDMA.
A votre Edma, Seigneur.
RANDOLPH, avec un feint étonnemcnf.
Le pensez-vous ainsi ?
Mon Edma !
EDMA.
Votre Edma , votre épouse fidèle.
RANDOLPH
Est-il vrai?.. J'aurais cru, pour moi, parler à celle Que l'on dit liancée à l'illustre Fergus.
EDMA.
A Fergus!.. Celte Edma, Seigneur, n'existe plus. RANDOLPH , toujours avec une feinte ironie. Elle n'existe plus!., allons, fausse nouvelle. Nous la vîmes hier , allant à la chapelle , Passer toute joyeiKse avec son liaiîcé.
Et, dans le fait, jamais choix ne fut mieux placé. [)n loyal gentilhomme, et digne de sa race , Portant un crime avec tiiie honorable audace. Ayant, à ce Handolph , voie puissance, honneur.