ACTE V. SCÈNE Vl. "S
SCKNE M.
Les MÊMES, EDMA, DONALD.
FEUGUS, les voyant entrer.
Ciel, Ldma! puis, cet homme !
(A Patrick.)
Allons, mon enfant, laisse.
Retire-loi.
(Patrick sort. Fergus à Edma et à Donald. ) Tous deux ici !.. que voulez-vous?
EDMA, se précipitant à ses pieds.
M'écrier à vos pieds, grâce pour mon ép<»ux !
DONALD, de l'autre côté.
Tout de nouveau. Seigneur, vous offrir mes services.
FERGUS, à Edma.
Relevez-vous, Madame.
(A Donald.)
F.t vous, vos bons offices M'ont servi fort, vraiment! Randolph est revenu.
(A Edma.) Lui que vous n'avez poitit. Madame, retenu.
EDMA.
Que je n'ai pu, Seigneur, retenir; car, mes larmes, Mes prières, — c'étaient, hélas! mes seules armes. Mes prières, mes pleurs, je n'ai rien épargné, Seigneur, et cependant...
FERGi'S, l'inlerrompani.
Vous n'avez rien gagné, gue voulez-vous, Edma? chacun sa destinée. Lultoz contre le cours de cette onde effrénée. Kii vain. Allez toujours, les deux bras vers le port.
•*7/» Liif;iuTA(;i-: \n mat.
En Vian. Le lloi vous lient, le flot est le plus fort... Il faut mourir.
ËDMA.
Mourir!
FERGUS
Oui, mourir; et, qu'importe?
EDMA.
0 Dieu ! vous me glacez en parlant de la sorte !
FERGUS
Pourquoi? le destin veut une mort, il l'aura!. .
(Basa Edma.) Mais, sans que vous pleuriez sur celui qui mourra.
(A Donald.) Pour vous...
DONALD, l'inlerrompant avec émotion.
Pour moi , les pleurs de cette nohie dame M'ont touché, je l'avoue, au plus profond de l'àme. QucRandolpb, Monseigneur, soit remis en prison. Moi je l'enlève cncor celte nuit...
(Bas, à Fergus.) De façon, Qu'il ne revienne plus!
FERGVS, de même.
Ah! bien, je crois comprendre.
DONALD, à Edma.
Laissez-moi lui parler. Madame..,
(A FerRus, à pari.) El c'est là prendre Le bon parti. Seigneur; car. pour votre intérêt. Outre qu'il vaut bien mieux, sans bourreau, sans arrêt , En finir doucement, — regardez C('tie femme : N'estilpas vrai, Seigneur, que vous l'aimez? FERCl'S, à pari.
Infâme!