‹ Œuvres dramatiques de Camille BernayChapitre 298 sur 391 · SCÈNE I · texte numérisé non relu

SCÈNE I

MARIA

En fait d'esprit?., non pas. —Il a chanté beaucoup.

MAUBRAY

Bon ! il n'a pas de voix, il ne sait point la gamme.

MARIA

De la voix ! A quoi bon ? on chante avec son âme.

MAUBRAY

Ah bien ! chant de romance, alors ! bruit qui s'éteint. Quelque chose de doux, d'effacé, de lointain. De tel, que s'étonnant du chanteur, chaque dame S'écrie : On n'entend rien, il est vrai, mais quelle âme !

MARIA

Tout juste, un amateur !

MAUBRAY

Et la Heur des dandys. — Mais, le reçoit-on bien ?

On reçoit ses bahiis ; Et l'on est abonnée à lui, c'est plus commode, A peu près comme on l'est au journal de la Mode.

MAUBRAY

Vivat! Ainsi, j'aurais droit d'espérer...

MARIA

— Toujours !

Chacun a près de nous ce droit, en fait d'amours. L'ôter aux gens serait par trop grande sagesse ;

(On la sonue.) Et...

(S'interrompant, puis s'enfuyant avec un flacon.) Je cours en parler, pour vous, à ma maîtresse.

(Maria sort.)

Ô92 LE PSEIDONYME.

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