SCÈNE XI
PLATIGNY.
(^ci'taiiicmcnl.
MAUltnAY, presque à part lui.
11 faut qu'il soii plus béte...
Et songer qu'un tel sot...
(Se tournant vers Platigny.)
Je ne sais qui m'arrête (Ici, geste Inquiétant de Maubray. Flatigny Tait un saut eu arrière.) Que... Nous verrions alors si vous vous battriez.
PLATIGNY, avec dignité.
Non, Monsieur; mais, jamais vous ne me reverriez î
(Faisant quelques pas comme pour s'en aller.) Me battre !
(Puis revenant.)
Le duel, Monsieur, je le tléclare.
Est une invention malséante et barbare ; Un tribunal, Monsieur, sachez-le désormais, Dont Jean de Platigny ne dépendra jamais.
(Partant.) Et me vouloir forcer....
(Revenant.)
Monsieur, ceci me choque.
On souITre d'un ami qu'il plaisante et se moque ; Mais sans motif, sans cause, en venir à ce point.... C'est un manque d'égards qui ne se conçoit point. MAUBRAY, levant les épaules.
En effet, j'avais tort, et je devrais, en somme... Tenez, vous n'êtes qu'un....
IM.ATIGMY, d'un ton héroïque.
Je suis, je suis un homme.
Monsieur, qui se respecte ! et ferme en ses desseins : Je n'ai rien de commun avec vos spadassins. Cherchez de vos brcttcurs, de vos gens à querelles.
t)ZO LE PSEUDONYME.
Je ne me commels point, moi, pour des bagatelles ; Je suis un homme calme, un homme comme il faut. Et vous...
(Nouveau geste inquiétant de Maubray ; nouveau saut en arrière de Plaligny.)
Et, pour trancher la question d'un mot, Alors que l'on n'est pas envers moi.... plus honnête. Aussi.... légèrement. Monsieur, quand on me traite, On ne me revoit plus, je le dis de nouveau. Et je ne me bats pas ! — Où donc est mon chapeau ?. .