‹ Œuvres dramatiques de J.W. GoetheChapitre 18 sur 221 · VIP ÉLÉGIE SUR ROME · texte numérisé non relu

VIP ÉLÉGIE SUR ROME

O Dieux, que Rome est belle ! et que j'y sens de joie

Quand je pense en moi-même au Nord que j'ai quitté!

Pays de ma naissance , où dans l'obscurité

J'ai traîné si long-temps des jours livrés en proie

A l'incurable ennui d'un coeur de'senchanté,

Où l'air , chargé toujours d'une vapeur épaisse ,

^'^ Weimar , 178g. N'a jamais été traduit en français.

^'^ Publiées d'abord dans les Heures , journal de Schiller, en 1798 , elles furent jointes aux poésies légci'es de Goethe. Aucune n'a éfé tradaite.

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Si löng-lemps de ce cœur a fléLri la jeunesse; Où la terre est sans vie , et le ciel sans beauté. A Rome autour de moi tout a changé de face. D'un réseau de lumière enveloppant l'espace , Le soleil , non cet astre effrayant de pâleur , Mais Apollon , le dieu qui de feux se couronne , Rend aux objets divers leur forme et leur couleur ; Et quand le soir il dort , le cliar lent de sa sœur , Au doux bruit des concerts , dont la cité résonne , R.oule , sur la nuit sombre épanchant à son tour

Plus de clarté qu'au Nord n'en a le plus beau jour

Pour moi , chétif mortel , tant de bonheur !.... Vcillé-je ?

Ou n'est-ce point , hélas ! un rêve où je me plais ?

Est-il vrai , Jupiter , que ton bras me protège ,

Et qu'avec un souris tu m'ouvres ton palais ?

Je n'ose l'espérer, cette faveur si haute.

Et pourtant, Jupiter, bon père des humains ,

Du pied de tes autels tendant vers toi les jnains,

Je t'invoque à genoux. Viens , accueille ton hôte.

Voyageur sans asyle , égaré dans la nuit.

Ta fille , la Fortune , en ce lieu m'a conduit.

Tu commandas peut-être à la belle déesse

D'amener un héros dont le sort t'intéresse.

Pardonne à son erreur , et laisse-m'en le fruit.

De ton sublime Olympe où , si loin du vulgaire,

Par des sentiers secrets elle a guidé mes pas ,

De l'hospitalité toi le dieu tutélaire ,

Je t'en prie à genoux , ne me repousse pas.

Au Capitole encor souffre que je demeure.

Et quand viendra plus tard , eu m'annonçant mon heure ,

Hermès qui doit me joindre à'mes pâles aïeux.

Aux enfers avec lui je descendrai joyeux.

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Il visita aui. i la SiciL- -, tt le hasard lui ayant fait rencontrer k Palerme la famille du célèbre Cagliostro , alors vivant, il en prit occasion d'écrire une dissertation fort détaillée sur ce personnage singulier, dont le vrai nom étnt Balsamo. Bientôt après, il le choisit pour héros d'une comédie historique. Cette comédie, le Grand Coplite ^'^ , n'est autre chose qu'un calque assez fidèle, aux noms près, de la comédie réelle qui venait d'être jouée à Paris par madame de Lamotte , dont le cardinal de Rohan avait été dupe si sottement. Et c'est le cas de dire que le vrai peut quelquefois n'être pas vraisemblable : s'il ne se fut fondé sur des faits attestés, qui pourrait croire à la crédulité de ce chanoine, image du cardinal, ainsi qu'à celle des beaux messieurs et des belles dames qui se laissent imposer de longs jeunes et initier à d'absurdes» mystères par le jongleur Cagliostro ? Ces initiations me semblent de beaucoup ce qu'il y a de mieux dans la pièce ; l'adresse avec laquelle Cagliostro proportionne les moyens aux caractères des adeptes, est on ne peut plus comique. En tout le Grand Cophte , sans être une des meilleures compositions dramatiques de Goethe , ne doit pas se compter parmi les moins amusantes *, et je ne pense pas que nos lecteurs nous fassent un reproche de l'avoir traduite. Elle appartient d'ailleurs à la France par son sujet.

Deux autres comédies , qu'un motif du même genre nous interdisait de retrancher , ce sont le Citoyen général , et les Révoltés ^^\ Toutes deux écrites en i/qS, au plus fort de la révolution française, sont consacrées à représenter le contre-

^^ Berlin, 1792. N'a ci<' traduite qur dans notre collection. ^■^^ Leipzijr , 1791. Los Révoltèà n'ont ctc traduits que dans notre collection : le Citoyen général \' a été aussi dans celle de Lad vooat.

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coup de cette révolution en Allemagne : elles n'ont don&pas un intérêt littéraire seulement. La dernière surtout est remarquable par les détails de mœurs qu'elle renferme , et Ton doit regretter que les troisième et cinquième actes n'existent qu'en récit. Quant à la couleur politique des deux pièces , il n'est pas besoin pour se l'expliquer de se souvenir que Goethe était membre du gouvernement ducal de Saxe-Weimar -, il suffit d'avoir présente à l'esprit la date de leur composition ^*\

Aussi bien il travaillait dans le même moment à un ouvrage entièrement dirigé contre ces mêmes institutions féodales, que le Citoyen général semble défendre. Je veux parler du poëme de Reinecke le Renard ^^ , allégorie satirique fort vieille , quant au fond , où le plus inquiet et le plus malfaisant des barons de l'empire , sans cesse, en butte à la haine de tous , y échappe de mille manières, et finit par triomplier dans J'épreuve dernière du jugement de Dieu. Chef-d'œuvre de plaisanterie naïve , il semble que ce poème soit le fruit de l'alliance du talent de Voltaire avec celui de Lafontaine.

Vers cette époque il mit encore la dernière main aux années d'apprentissage de Guillaume Meister ^^^ , commencées long-temps auparavant. C'est un roman comme Werther : mais , sans parler de la forme qui est narrative au lieu d'être épistolaire , on ne pourrait citer deux ouvrages plus

^') Ces pièces d'ailleurs sont plutôt dirigées contre la terreur que contre la révolution. Les Révoltés surtout respirent l'amour du droit ; et si la profession de foi qui ouvre le ti'oisièmc acte n'est pas ccUr d'un martyr de l'égalité, elle est bien moins encore celle d'un suppôt des privilèges.

^*^ Il n'en existe aucune traduction française.

(^^ Berlin, 1795. En i8o3 il en parut une traduction franc lisc à Cobleniz , et depuis une imitation sous le litre iV Alfred.

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absolument opposés dans la conception de leur ensemble aussi bien que dans leurs détails. Je serais également embarrassé de clioisir à Guillaume Meister un terme de comparaison dans les autres littératures 5 et s'il le fallait , je me garderais au moins d'imiter M. de Saur^^^, dans la préférence qu'il donne à Jacques le Fataliste et à Candide ^^\ ouvrages composés chacun pour uiie seule idée , en laquelle ils peuvent se résumer l'un et fautre, aussi exactement qu'une fable d'Esope en sa moralité : tandis que Guillaume Meister offre une série de tableaux qui n'ont rien de commun , sinon d'être tous copiés d'après nature , et d'après une nature le plus souvent assez vulgaire, et entre lesquels il serait difficile de trouver une liaison apparente quelconque, si ce n'est la succession des uns aux autres et leur rapport continuel avec le même personnage ; espèce d'aventurier qui ressemble un peu à notre Gil- Blas , et dont la société a plus d'une analogie avec celle où Scarron introduit son lecteur dans le Roman comique.

Il est à remarquer cependant que Guillaume , n'étant point né aventurier , mais s'étant fait tel de propos délibéré , n'adopte pas entièrement les mœurs basses de ceux qu'il fréquente , encore moins leurs idées étroites et intéressées. Une passion violente pour la jeune actrice en vogue dans la petite ville où il vit , fortifiée de celle qu'il nourrissait déjà secrètement poui' le théâtre, et qui avait pris naissance chez lui à l'occasion

^'^ Vie de Goethe mise en tête de la traduction dé ses notes sur le neveu de Hameau.

^^) Il y a bien , si l'on veut, une pensée de fatalisme au fond de Guillaume Meister. Mais le livre n'est point fait pour elle , comme la plupart des romans de Voltaire. Goethe regarde et arrive à cctte«ide'e , tandis que Voltaire en part pour regarder , quand il regarde.

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d'une troupe de marionnettes reçue en cadeau de sa grand* mère , Ta déterminé à quitter la maison paternelle sous prétexte d'un voyage d'affaires , et à échanger contre les planches le bureau de commerce de son père. Mais bientôt dégoûté de son nouvel état où , au lieu des plaisirs d'enthousiasme qu'il s'attendait à éprouver lui-même en les faisant éprouver aux autres, il ne rencontre qu'ennuis à dévorer, qu'obstacles à vaincre , tant de la part de camarades avides et envieux , que de celle de spectateurs avares et blasés , il se promet de saisir la première occasion honnête pour laisser là les comédiens ambulans , dont il a pris sur lui la direction. Elle ne tarde pas à se présenter dans une attaque de voleurs qui disperse la troupe an milieu d'un bois sombre , et laisse Guillaume au milieu du champ de bataille , grièvement blessé. Secouru par une belk amazone que le hasard amène sur cette route , et qu'il ne revoit plus tard que pour l'épouser, il guérit de cette blessure, mais non de sa manie théâtrale. L'expérience l'a pourtant rendu plus sage : au lieu de reprendre lui-même le métier fk directeur auquel il n'entend rien , il se borne à s'engager <lans la troupe d'un directeur habile ', et jouissant d'un peu de calme , il commence une réforme de Tart dramatique allemand par la mise en scène du Hainlet de Shakespeare , traduit et arrangé. Les consolations de Guillaume deviennent m même temps celles du lecteur : car Goethe en profite pour entrer dans des discussions du plus haut intérêt sur le théâtre rn général , et en particulier sur les beautés de Hamlet , et sur ses défauts dont il propose de le purger en refaisant le plan tout à neuf. Des entretiens avec la sœur du directeur amènent la plupart de ces discussions. Cependant l'incendie de la salle de spectacle vient encore une foi.s interrompre sa

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carrière ^ et bientôt la mort de cette sœur du directeur, qu'il aimait comme si elle eût été la sienne , jointe h d'autres circonstances qu'il serait long et fastidieux de raconter , l'oblige à faire un voyage au château d'un baron qui avait eu des liaisons avec elle autrefois. Là il retrouve son amazone dont il avait. rêvé souvent depuis l'aventure de la forêt, et qu'il épouse; se réservant toutefois de visiter l'Italie avant la cérémonie définitive. C'est ce que Goethe a publié depuis, sous le titre des Années de voyage de Guillaume Meister,

On trouvera peut-être l'analyse que je viens d'esquisser , bien rapide et bien insignifiante. Mais je doute fort qu'elle eût gagné à être plus longue. Dans la plus grande partie du roman il n'y a nulle intrigue , partant nul intérêt que celui des détails; et c'est justement là ce qui ne peut se rendre dans une analyse. Et quand il y en a , elle est enveloppée de tant de mystères, pour ne pas dire de merveilleux, que , présentée nuement , elle paraîtrait à la fois absurde et puérile.

Je me contenterai donc de parler de quelques-uns des personnages qui occupent le plus de place après le héros , et de celles d'entre les scènes diverses offertes tour à tour aux regards du lecteur , qui me semblent mériter le mieux de les arrêter.

Au nombre des premiers , et sans contredit avant tous , il faut citer celui de Mignon dont l'idée est neuve et le charme inexprimable. Ce personnage a tant de rapports avec la Fenella de AValter Scott , qu'on ne peut s'empêcher de croire que celle-ci n'en soit une imitation; et le modèle est demeuré supérieur à la copie. Comme Fenella, Mignon arrachée de bonne heure à ses parens a été jetée dans une troupe de

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danseurs de corde , où elle acquiert une souplesse de membres, une grâce et une agilité de mOuvemens qui la rendent l'admiration de tous ceux qui la voient ; sans s'imposer un silence aussi absolu que la fille de Christian , elle parle peu , et ne répond pas toujours aux questions qui lui sont adressées. Voici un échantillon de sa conversation 5 c'est la première qu'elle ait avec Guillaume.

Comment te nommes- tu? — Us m'appellent Mignon. — Combien d'années as-tu ? — Personne ne les a comptées. — Qui fut ton père ? — Le grand Diable est mort.

. Cette manière de causer étonne beaucoup Guillaume , ainsi qu'on peut se l'imaginer.

Ses yeux et son cœur étaient irrésistiblement attirés vers cette créature mystérieuse. Il la jugeait âgée de douze à treize ans : elle était bien prise dans sa taille , si ce n'est que ses membres semblaient promettre une plus ample croissance, ou indiquer peut-être qu'elle avait été arrêtée. Ses traits, sans être réguliers , avaient quelque chose de frappant; son front était pensif, son nez singulièrement beau, et sa bouche, bien que trop formée pour son âge, et souvent agitée vers un coin de mouvemens convulsifs, jolie cependant et indiquant la franchise. A travers le fard qui couvrait ses joues , on avait peine à distinguer la couleur brune de son teint.

Ayant pitié du sort de cette pauvre enfant, Guillaume l'achète pour trente écus*, puis il l'emmène avec lui, sans éprouver de sa part la moindre résistance. Au contraire, elle. se sent d'abord prise pour lui d'un attachement qui peu à peu se change en passion, et sans que jamais l'aveu lui en échappa.

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se manifeste à tous les instans par une obéissance passive aux volontés de son maître. Il y a dans cette obéissance une telle abné«^ation d'elle-même , que tout son être , absorbé dans celui de Guillaume , semble réduit à Fétat d'une machine dont il fait mouvoir les fils à son gré. Elle ne pense qu'à lui , n'agit que par lui , ne vit que pour lui : nouveau ti'ait de ressemblance avec Fenella. Sa passion n'étant pas plus partagée par Guillaume que celle de la jeune africaine ne l'est par Péveril , elle lui fait souffrir d'aussi grandes douleurs , et trouver une fin tout aussi malheureuse.

Rien de déchirant , rien d'éloquent , comme le silence obstiné de cette pauvre fille, qui , se voyant méconnue par celui qu'elle aime , au lieu de lui ouvrir son cœur , tâche à force de dévouement de lui en faire pénétrer le secret , et par là même se ravale à un emploi tellement indigne d'elle, que les suites en sont de se faire méconnaître de jour cti jour davantage. Elle ne s'aperçoit de son erreur que lorsqu'il n'est plus temps d'y remédier , lorsque Guillaume Se jette dans les bras de la femme qu'il veut épouser. C'est pour Mignon un coup de foudre qui l'éclairé et l'écrase à la fois : elle tombe évanouie et ne se relève plus.

Un autre personnage assez important du roman , c'est un vieux joueur de harpe que Guillaume rencontre par hasard , et qu'il enrôle dans sa troupe. Sa destinée, couverte d'un voile plus obscur encore que celle de Mignon , n'est pas moins misérable. Il va chantant de ville en ville , et soutenant ainsi péniblement des jours qui lui pèsent , tant à cause de leur misère présente que pour quelque crime passé , dont le souvenir les empoisonne. Il a l'idée que sa personne porte malheur à ceux qui l'approchent, et ce n'est qu'avec peine

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que Guillaume le détermine à le suivre. Enfin sa mélancolie augmente à tel point que celui-ci se voit obligé de le remettre entre les mains d'un médecin de fous , cIjcz lequel il meurt : l'on apprend ^alors qu'il est le père de Mignon.

Parmi les comédiens ambulans dont Guillaume se fait )e directeur , on voit pourtant des caractères moins tristes que ceux de ce vieux clianteur et de sa fille. Tels sont entr'autres Laertes , ràoitié acteur , moitié maître d'armes , son amie Philine^ en qui Goethe s'est plu à rassembler tout ce qu'il y a de repoussant et d'attrayant , de généreux et de vil dans une courtisane , et une vieille , grotesque caricature , destinée à l'emploi des pédans, servant de plastron à ses camarades. Le reste ne "vaut pas V honneur d'être nommé^ et sans lies charmes d'une narration toujours facile , élégante, naturelle, ne vaudrait guère non plus celui d'être lu. Mais il n'est pas jusqu'aux faces les plus laides de la nature humaine , qu'on ne se plaise à regarder quand Goethe les a peintes 3 et sous sa plume enchanteresse , jusqu'aux moindres détails , tout prend de l'intérêt.

Quoi de plis divertissant, par exemple , que le long récit du transport de la troupe au château d'un baron où elle doit donner la comédie au prince , et des trois ou quati'e mortelles heures qu'ils passent , d'abord dans la cour de ce château , mourans de faim et exposés aux torrens d'une pluie continue, puis dans un vieux bâtiment désert, dont les fenêties sont ouvertes à tous les vents , et les cheminées hermétiquement fermées au passage de la fumée? Tout celadejiuit, pendant que la société de J\I. le baron dine et s'amuse dans le salon. Quoi de plus frais et de plus gracieux que ces premie»"s amours de Guillaume avec une jeune actrice , qui doivent

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(lécider du reste de sa vie, et qui l'ouvrent d'une manière si riante? Ce sont là de ces tableaux de maître, qu'il faut revoir vingt fois pour en sentir le prix. Il y en a une telle multitude dans le cours du roman , que leur énumération seule demanderait plusieurs pages ; et la diversité de leurs genres égale presque leur nombre lui-même. Toutes les touches sont familières à Goethe : or dans Guillaume Meister, depuis celle de Teniers jusqu'à celle d'x\lbane , il les a toutes employées.

Le vieux joueur de harpe et Mignon lui ont aussi fourni l'occasion de se livrer de temps en temps à sa verve poétique. Parmi ces pièces de vers , toutes délicieuses , se trouve la fameuse ballade sur l'Italie , que tout le monde sait par cœur en Allemagne , et dont madame de Staël parle avec enthousiasme dans son ouvrage. J'en vais offrir la traduction à ceux qui ne la peuvent lire dans l'original , en suppliant les auti-es de passer outre , de peur de se scandaliser.

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