‹ Œuvres dramatiques de J.W. GoetheChapitre 214 sur 221 · EUGÉNIE, UN MOINE · texte numérisé non relu

EUGÉNIE, UN MOINE

EUGÉNIE après avoir eu pendant qnelqne lemps les yeux fixés devant elle, le» relève el aperçoit un moine.

Je n^en doute pas,, oiii^ je suis sauvée; voici celui qui me de'cidera. Ce vieillard respectable^ dont la douce figure attire les cœurs , a été accordé à mes

prières. ( Elle va à sa rencontre ) Mon père Ah !

permets-moi de donner à un étrani^^er vénérable ce nom qui ne devait plus sortir de mes lèvres; ce nom qui m'a causé tant de chagrins.... peu de paroles t'expliqueront ma situation ; je te la dirai avec une douloureuse confiance , mais non pourtant comme il faudrait la dire à un homme sage et prudent, à J

un vieillard protégé de Dieu. I

LE MOINE

Découvre-moi librement ce qui cause tes chagrins. Ce n'est pas sans un dessein de la providence, que l'affligée a rencontré celui dont le plus saint devoir est de soulager l'affliction.

EUGÉNIE

Tu vas entendre une énigme au lieu de plaintes, ce n'est pas un conseil que je demande , mais un oracle. J'ai devant moi deux chemins contraires, nKîuant tous deux à des buts ([ui me sont odieux : lequel faut-il que je choisisse ^

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