ACTE III, SCENE I>C
LA NIECE
Je vois deux esprits derrière le fauteuil ; ils
LE COMTE
Sont-ils hideux ?
LA NIÈCE
Non, mais je frissonne.
LE COMTE auGhanoine.
Ces esprits pai4ent dans Fintérétd'un ami. Peux-tu reconnaître la dame ? connais-tu Fami ?
LE CHANOINE lui baisant la main.
Tu peux être assuré de ma reconnaissance éternelle.
LA NIECE
Elle est agitée. Le murmure des esprits rempéclie de lire et d'écrire. Impatiente ^ elle se lève. Les esprits disparaissent. ( Elle détourne son visage. ) Laissez-moi un instant.
LE COMTE
De la patience , mon enfant : si tu savais sur quel soutien tu t'appuies I ( // la soutient. )
LE CHEVALIER à part.
Qu'elle est aimable 1 qu'elle a d'attraits dans son innocence ! Jamais jeune fille ne m'a autant ému ; je n'ai jamais senti un entraînement semblable. Que je prends intérêt à cette clière enfant î Certainement le ciianoinc^ la tante... L'esprit céleste ne soupçonne pas dans quel danger elle (lotte. Que je l'avertirais^
loo LE GRÄND-COPHTE.
que je la sauverais volontiers, si je pouvais ni'oublier jusque-là!
LE COMTE
Remets-Loi , colombe sans tache. Regarde. Certainement tu as quelque chose encore à nous dévoiler.
LA NIÈCE regardant le globe.
Elle va à la cheminée; elle regarde le miroir. Ahi!
LE COMTE
Qu'e'prouves-tu ?
Ahi!
LA MARQUISE
Qu'as-tu donc ?
LA NIÈCE
Ah î c'est le chanoine que le miroir lui représente.
LE CHANOINE
O félicité ! Maître, comment te remercier? tu fais tout pour moi.
LA NIÈCE
Elle regarde dans le miroir ; elle souri t. Le chanoine a disparu. Elle se voit elle-même.
LE CHEVALIER
Quelle puissance merveilleuse ! quels dons célestes !
LA NIÈCE avec une expression de joie senlimenlale.
Ah î maintenant je vois tout clairement : je vois une beauté ravissante , un visage charmant. Comme