‹ Œuvres dramatiques de J.W. GoetheChapitre 95 sur 221 · ACTE III, SCENE I>C · texte numérisé non relu

ACTE III, SCENE I>C

LA NIECE

Je vois deux esprits derrière le fauteuil ; ils

LE COMTE

Sont-ils hideux ?

LA NIÈCE

Non, mais je frissonne.

LE COMTE auGhanoine.

Ces esprits pai4ent dans Fintérétd'un ami. Peux-tu reconnaître la dame ? connais-tu Fami ?

LE CHANOINE lui baisant la main.

Tu peux être assuré de ma reconnaissance éternelle.

LA NIECE

Elle est agitée. Le murmure des esprits rempéclie de lire et d'écrire. Impatiente ^ elle se lève. Les esprits disparaissent. ( Elle détourne son visage. ) Laissez-moi un instant.

LE COMTE

De la patience , mon enfant : si tu savais sur quel soutien tu t'appuies I ( // la soutient. )

LE CHEVALIER à part.

Qu'elle est aimable 1 qu'elle a d'attraits dans son innocence ! Jamais jeune fille ne m'a autant ému ; je n'ai jamais senti un entraînement semblable. Que je prends intérêt à cette clière enfant î Certainement le ciianoinc^ la tante... L'esprit céleste ne soupçonne pas dans quel danger elle (lotte. Que je l'avertirais^

loo LE GRÄND-COPHTE.

que je la sauverais volontiers, si je pouvais ni'oublier jusque-là!

LE COMTE

Remets-Loi , colombe sans tache. Regarde. Certainement tu as quelque chose encore à nous dévoiler.

LA NIÈCE regardant le globe.

Elle va à la cheminée; elle regarde le miroir. Ahi!

LE COMTE

Qu'e'prouves-tu ?

Ahi!

LA MARQUISE

Qu'as-tu donc ?

LA NIÈCE

Ah î c'est le chanoine que le miroir lui représente.

LE CHANOINE

O félicité ! Maître, comment te remercier? tu fais tout pour moi.

LA NIÈCE

Elle regarde dans le miroir ; elle souri t. Le chanoine a disparu. Elle se voit elle-même.

LE CHEVALIER

Quelle puissance merveilleuse ! quels dons célestes !

LA NIÈCE avec une expression de joie senlimenlale.

Ah î maintenant je vois tout clairement : je vois une beauté ravissante , un visage charmant. Comme

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