‹ Œuvres dramatiques de Lope de Vega;Chapitre 113 sur 226 · SCÈNE VIII · texte numérisé non relu

SCÈNE VIII

Entrent LUCINDE et PHÉNICE conduisant POLYBE en habit de

femme y et enchaîné,

POLYBE. — Je VOUS en conjure, faites-moi mettre à mort.

LUCINDE. — Avance. Tu es bien entêté.

LE COMTE. — Qu'est-ce donc?

LUCINDE. — Ce gentilhomme qui s'était ainsi déguisé pour ne pas aller à la guerre.

OCTAVE. — C'est Polybe?

POLYBE. — Oui, c'est là mon nom.

OCTAVE. — Eh! que viens-tu faire dans ce costume?

POLYBE. — Après avoir bien dormi pour avoir trop bu, la dame que vous m'aviez chargé de conduire m'a causé cet agréable réveil. Et moi, pour ne pas rester nu comme le père Adam, je me suis habillé en amazone ^

ISABELLE. — Me reconnais- tu?

POLYBE. — Oui, perfide, c'est là mon habit.

FABIUS. — La comtesse t'en fera donner un meilleur.

POLYBE. — Quelle comtesse?

HENRI. — Mon épouse.

POLYBE. — Seigneur comte, daignez me pardonner.

LE ROI. — Retournons à la ville, que tout le monde soit heureux de notre joie. Je veux marier Fabius avecCélinde, et lui donner une dot considérable.

cÉLiNDE. — Sire, ma reconnaissance...

LE ROI. — Et, sans différer, qu'Octave épouse ma fille.

DYONiSE. — Puisque tout se déclare aujourd'hui, je dois * dire que de cette nuit j'ai eu une fille...

CÉLINDE. — Je l'ai vue. Duc, elle est votre portrait vivant.

LE ROI. — Celle-ci sera pour don Juan, comme héritière du royaume.

LE COMTE. — Il le méritera par ses services.

4. Le rire succède aux larmes, selon le génie da public espagnol.

ISABELLE. — Mon cher Henri! HENRI. — Épouse bien-aimée!

POLYBE. — Seigneur, laissez-moi dire un mot. HENRI. — Non, parce que c'est ici la fin de la nécessité DÉPLORABLE.

FIN DE LA TROISIEME ET DERNIERE JOURNEE

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