‹ Œuvres dramatiques de Lope de Vega;Chapitre 116 sur 226 · SCENE I · texte numérisé non relu

SCENE I

Une rue de Médina del Oampo.

DON ALONSO

DON ALONSO. — L'amour qui dans mon âme entretient une flamme si vive, est né des subtils esprits contenus dans deux beaux yeux. Leur regard n'exprimait pas le dédain; loin de là, leur douce expression me donna tant de confiance, que je me mis à espérer, dans la pensée d'un tendre retour. — Beaux yeux, si ma vue a opéré en vous le même effet, ce sera Tamour parfait, puisque l'union de deux volontés est nécessaire à la perfection de tout être. Mais, ô aveugle divinité, si tu as lancé des flè-

212 LE CAVALIER D'OLMEDO.

ches de nature diverse, ne te vante pas d'avoir remporté une victoire que tu perds, si, procédant de moi seul, tu demeures ainsi incomplet.

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