FABIA> DONA INÈS, DONA LEONOH
ï'ABiA. — ' Prenez garde! Pabia vous écoute.
DdiîÀ iNÊs. — Dis, méchante créature, as-tu bien pu combiner de tels artifices?
FABiA. — Tout le mal vient de toi. Tu écris un billet où tu donnes à quelqu'un Tespécance de trouver un ruban attaché à la grille du jardin, et tu postes là deux hommes pour le tuer; mais, je le crois, sMls n*ont fait retraite, il a dû leur en coûter cher.
DONA INÈS. — Ah! ma chère Fabiat cest maintenant que je vais t'ouvrir mon âme, maintenant que j'oublie père, naissance, réputation. — Parle; est-ce vrai, ce que tu dis? Alors, je le vois, les premiers arrivés à la grille se sont partagé le ruban, et l'ont mis à leur chapeau, comme une enseigne de faveur... Telle est mon angoisse, ô mère, (jue je ne puis trouver un peu de repos qu'en pensant à qui tu sais ^.
FABIA, à part. — 0 puissant effet de mes conjurations, de mes charmes! Là victoire me restera. — [Saut,) Pas de désespoir, ma fille; reviens à toi : bientôt tu seras unie au plus noble, au meilleur cavalier de toute la Castille, à celui que par excellence on appelle : Le cavalier d*Olmèdo. A la foire de Médina, don Alonso t'a vue, bergère ^ char-