GENS DE LA SUITE
DON PEDRO, à sa fille, — Approchez et baisez cette royale main.
DONA INÈS. — De grand cœur.
DON PEDRO. — Que Votre Altesse me donne ses pieds, pour la grâce qu'elle a faite, à moi et à mes filles, en m' accordant le gouvernement.de Burgos.
LE ROI. — C'est la juste récompense de votre mérite, don Pedro, et des services que vous m'avez rendus.
DON PEDRO. — J'en ai au moins le désir.
LE ROI, à dona Inès et à dona Leonor, — Êtes-vous mariées ?
DONA INÈS. — Non, sire.
LE ROI. — Votre* nom.
DONA INES. — Inès.
LE ROI. — Et le vôtre.
DONA LEONOR. — LcOUOr.
LE CONNÉTABLE. — Dou Pedro mérite d'avoir pour gendres deux braves gentilshommes ici présents. Sire, je vous demande en leur nom de les marier de votre main.
270 LE CAVALIER D'OLMEDO.
LE ROI. — Quels sont-ils.
DON RODRIGUE. — Moi, sire, je prétends, avec votre permission, à la main d'Inès.
DON FERNAND. — Et moi j'offre à sa sœur ma main et ma foi.
LE ROI, à don Pedro. — Vos filles vont avoir pour époux deux vaillants chevaliers.
DON PEDRO. — Sire, je ne puis accorder Inès à don Rodrigue, la considérant comme unie à don Alonso Manrique, le cavalier d'Olmedo, que Votre Majesté a gratifié d'une croix.
LE ROI. — Je vous promets de lui accorder la première commanderie vacante.
DON RODRIGUE, à part^ à don Femand, — 0 surprise t
DON FERNAND. — De la prudeucc.
LE ROI. — C'est un homme du plus rare mérite.