‹ Œuvres dramatiques de Lope de Vega;Chapitre 145 sur 226 · GENS DE LA SUITE · texte numérisé non relu

GENS DE LA SUITE

DON PEDRO, à sa fille, — Approchez et baisez cette royale main.

DONA INÈS. — De grand cœur.

DON PEDRO. — Que Votre Altesse me donne ses pieds, pour la grâce qu'elle a faite, à moi et à mes filles, en m' accordant le gouvernement.de Burgos.

LE ROI. — C'est la juste récompense de votre mérite, don Pedro, et des services que vous m'avez rendus.

DON PEDRO. — J'en ai au moins le désir.

LE ROI, à dona Inès et à dona Leonor, — Êtes-vous mariées ?

DONA INÈS. — Non, sire.

LE ROI. — Votre* nom.

DONA INES. — Inès.

LE ROI. — Et le vôtre.

DONA LEONOR. — LcOUOr.

LE CONNÉTABLE. — Dou Pedro mérite d'avoir pour gendres deux braves gentilshommes ici présents. Sire, je vous demande en leur nom de les marier de votre main.

270 LE CAVALIER D'OLMEDO.

LE ROI. — Quels sont-ils.

DON RODRIGUE. — Moi, sire, je prétends, avec votre permission, à la main d'Inès.

DON FERNAND. — Et moi j'offre à sa sœur ma main et ma foi.

LE ROI, à don Pedro. — Vos filles vont avoir pour époux deux vaillants chevaliers.

DON PEDRO. — Sire, je ne puis accorder Inès à don Rodrigue, la considérant comme unie à don Alonso Manrique, le cavalier d'Olmedo, que Votre Majesté a gratifié d'une croix.

LE ROI. — Je vous promets de lui accorder la première commanderie vacante.

DON RODRIGUE, à part^ à don Femand, — 0 surprise t

DON FERNAND. — De la prudeucc.

LE ROI. — C'est un homme du plus rare mérite.

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