‹ Œuvres dramatiques de Lope de Vega;Chapitre 16 sur 226 · XVI INTRODUCTION · texte numérisé non relu

XVI INTRODUCTION

auRfli Uni le mien, répond Lope. — Et quand? — Je me suis lève à cinq heures, j'ai fait le dénoûment de la pièce; voyant qu'il (Hait encore d(; honne heure, j'ai écrit une épître en cinquautiî tercets; j'ai déjeuné, et je suis venu arroser mon jardin. Je viens de finir, mais je vous assure que je suis fati^çué. »

Lope était le premier à gémir de cette contrainte qui abaissait l'art au niveau d'un métier; mais l'horreur de la misère, le souvenir des lamentables années de sa jeunesse, émoussèr(»nt ses scrupules, et le poussèrent à travailler moins pour la ^'loire que pour s'enrichir. Il l'avoue avec une aisance peu louable dans son Art nouveau de faire des comédies : « Je trouvai la comédie en Espagne, non point telle que l'ont enseignée au nu>ndo ses prenners inventeurs, mais telle que l'avaient faite des bailuires qui avaient formé le vulgaire d'après leur grossièreté. Sous cotte forme elle a pris un tel crédit , que celui qui maintenant veut écrire selon les règles de l'art meurt avec aussi pou do gloire que de profit : tant il est aisé à la coutume do Tomportor sur la raison, chez ceux qui ne sont pas éclairés do sa iunnèro.

« Oui, j'ai écrit quelquefois selon ces principes que peu.de personnes connaissent. Mais, en voyant des ouvrages monstrueux, oorils seulement pour les yeux, faire accourir le peuple ol les fommes, émerveillés de ces tinstes spectacles, je reviens alors aux habitudes barbares, et lorsque j'ai à écrire une eomiHiio, j\niferiue sous une triple clef tous les préceptes : j'exile de mon cabinet Plaute et Térence. de jh^ut d'entendre leurs cris^ car la vérité sait élever la voix, même dans les livres muets. JVM^ris donc suivant la manière qu'ont ioTentée ceux qui voulaient obtenir les applaudissements du vulgaire ; car, AfiW's touU )Hiisqno c'est lui qui p<.i>e. il faut bien lui offrir, tti^UH^ d<^ sottises, si ivla lui fait plaisir. »

Il est d*^ hommes qui. l'uni lîxo sur l'idéal, lui sacrifient la fortuue. uu'u)o le n ivvs. Pau^rvs. ils se Cv^ns^^lent et se relè- \enU A»n;me Corxantt^s. par une irrande ^ynx^-o. un crand s< nUuH^r.u qn ws K pîcnl au m-.^r.de, o •uiiUi^ une l':t>*n et un e\<'îiV;\;\ Kt \*rt*î est un u-M^k* mar.Uau qui dtrir»e à leurs xtuv a 4à:.;. ,;r do la uuMr^\ t> sv^ut it^> an.;s des causes vaincix'-^ .:< .\Y:.rs »i.xc;::s à ur,o î^iiV, .t «n prrarax*. à un dra- |v>a;;. 0 Ji,:;:\s. ji;; cxurAirv, * ïuhjùuz-s a U um?, sont esclaves «>;^ Kv,'^> o,->.:.rs. i>;iv4à si.^r.:ki« à U x.^î-iïc. à la ft*rtnne.

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