‹ Œuvres dramatiques de Lope de Vega;Chapitre 166 sur 226 · Tradition consacrée par le Romanc9ro · texte numérisé non relu

Tradition consacrée par le Romanc9ro

Reynando el rey don Alfonso Que el Caste era llamado, ete.

Cette croix fait encore partie des reliques renfermées dans la Camara aanta, de la cathédrale d'Oviedo.

BODRiGO. — Il a bien mal tenu sa promesse!

BERNARD. — G'est loi, Rodrigo?

RODRIGO. — Non; car si j'étais Rodrigo, cela n'irait pas ainsi. Vive Dieu! Roi sans honneur I vil et méprisable tyran I

flERNARD. — Tout doux, mon cousin; doucement, frère. Alphonse est mon oncle et mon roi.

RODRIGO. — Le comte ton père est le mien; et, s'il n'est pas roi, il a du moins de l'honneur. — Alphonse est parti pour Oviedo, dans le but de n'être pas importuné.

BERNARD. — Il cst parti! en un tel moment!

RODRIGO. — Oui, il a quitté Léon et y laisse la reine. Il est parti avec une troupe de veneurs, avec ses limiers, ses lévriers, qui trouveront à assouvir leur soif du sang dans les montagnes voisines. Oui, gaillard et joyeux, il se livre au plaisir de la chasse, et raconte à ceux qui Tônt suivi comment les choses se sont passées, et les périls (|ue tu as courus!

BERNARD. — Rodrigo, Fernand, amis, courons après lui.

RODRIGO. — Fasse Dieu que te couche à terre l'épieu de quelque traître, et que tu périsses dévoré par la dent de ses limiers!

(Ils sortent.)

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