SCÈNE IV
Le castel de Barbadillo.
DONA LAMBRA, ËSTEBANEZ.
ESTEBANEZ. — C'est là l'objet de votre souci?
DONA LAMMA. — Je suis si profondément blessée que la mort seule peut me rendre la vie.
ESTEBANEZ. — Gouzalo est sans méfiance ; ne peut-on user de telle ruse qu'il serve de pâture aux oiseaux de ces forêts ?
DONA LAMBRA. — Je ne sais à quoi me résoudre.
ESTEBANEZ. — Rendez la sérénité à vos beaux yeux, et imaginez quelque vengeance.
DONA LA.MBRA. — J^ai pcur de Ruy Velasquez.
ESTEBANEZ. — Ne sôugez qu'à satisfaire votre colère^ et laissez-moi l'espérance.
DONA LAMBRA. — Lcs supcrbcs tufants sont sur tes frais rivages de l'Arlanza, occupés à chasser le héron avec leurs faucons rapides. Si, pendant que le traître Gonzaio est éloigné de ses gens, tu t'approches, noble et vaillant Estebanez, d'un cœur déterminé, non pour mettre l'épée à la