SCÈNE VIII
Salon de TAIcEzar.
DON INIGO OSORIO, BUSTO, DON MANUEL, c« d«rn»6rporfo«>'
des clefs dorées.
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1 — > DON MANUEL, à Busto. — Quc Votre Seigneurie reçoive cette clef qui lui ouvre la chambre, et qu'elle prenne possession de sa nouvelle dignité.
BusTO. — Je voudrais pouvoir payer à Sa Majesté la faveur dont elle m'honore sans l'avoir méritée.
DON iNiGO. — Vous méritez davantage; et, soyez-en sûr, le roi sait ce qu'il fait.
~ "^ BUSTO. — La clef qu'il me donne m'ouvre la porte de son '- V V- ciel : mais la terre menace mon élévation. Ces faveurs . inespérées sont trop soudaines : je redoute quelque changement dans leur auteur.
(Entre don Arias.)
^ DON ARIAS. — Vous pouvcz VOUS retirer. Messieurs. Le roi veut écrire.
DON MANUEL. — Voyous alors comment nous pourrions nous divertir cette nuit.
(Ils sortent tous trois.) ' (Entre le roi.)
7 LE ROI. — Tu dis que cette nuit je jouirai de ses beaux yeux, don Arias?
DON ARIAS. — La petite esclave est à vos ordres. LE ROI. — La Castille lui doit une statue. DON ARIAS. — Il faut rédiger le rescrit.
LE ROI. — Donnes-y ordre, don Arias. Je n'hésiterai pas v — k le signer, poussé que je suis par mon amour.
DON ARIAS. — Foi de gentilhomme I la petite esclave est bien complaisante.
LE ROI. — Elle me donne le soleil du firmament, en la personne de Y Etoile de Sévilie.
FIN DE LA PREMIERE JOURNEE
DEUXIÈME JOURNÉE