BUSTO, MATHILDE
BiJSTo, à part, — Voici celle qui me vend. Honteuse, elle baisse la tôte. Ut) bon mensonge va me faire connaître la vérité, [fiaut.) Mets Je verrou à cette porte, -rr Le roi m'a tout conté. Prépare-toi à mourir.
MATHîLDB, à part, -!- Si le roi n j^ pas g(irdé le secret, comment, dans ma malheureuse condition, le garderaisje? [Haut,) Maître, tout ce que t'a dit Ip roi est 1^ vérité.
pusTi), à part, r- Je sais maintenant qqel genfe d'atteinte a souffert mon hpnneur. (ffctut.) C'est donc toi qui lui as ouvert.
MATUiLDB. r-r II m'a promis la liberté, et sur eette ppomesse je l'ai introduit jusqu'en ces lieui^,
BUSTO. -^ Et Estelle? En sait-elle quelque chose^?
MATUiMiïi. — Elle m'aurait sûrement incendiée de ses rayons, si elle avait seulement soupçonné cet accord.
Bi-STO. — Je le crois; car, si elle ternissait sa lumière, elle ne serait plus Estelle.
MATUlU)fi, — Son éclat ne saurait admettre qî ombre, i^i éclipse. Sa lumière est aussi brillante, aussi pufe que celle du soleil. -^ Le roi vint à Tappartement, et, à peine était-il entré eu me ivmettant ce papier, que tu arrivais toi-mênie.
BvsTiK •— Comment? Le roi t*a remis un papier?
iiATUiLDB, — La promesse de mille ducats de rente et la liberté.
Bi'six), à part. — Grande faveur, payée au prix de mon honneur. Plût à nieu qu>lle pût mentir I (Baui.) Viens, suis-moi.
MATaïUkK, «— i)ù me eonduisex-vous?
Bi stiK — Choi le roi : il faut qu il te voie. C'est la loi, et c*est mon devoir.
I« On seal to«it c« <|ii'îl y %à9 dnunalt^w «a c«s simples paroles.
JOURNÉB Ht BCËNE IV* 29
MATHiLDE. — Aht malheuieuse esclave!
BtsTO. A- Si le roi a prétendu la ternir, l'Espagne parlera longtemps de l* Etoile de Séviile,