SCÈNE IX
Les mêmes, moins DON TELLO et FELICÏANA.
KLVIRB. — Cela ne semble guère juste. De quoi peut se fâcher don Tello? Par modestie, je n'ai pas jugé à propos de lui répondre.
NUNO. —J'ignore sa volonté, ses intentions; mais il est seigneur, et je ne suis pas sans i*egretter qu'il soit venu : dans cette maison.
(Il sort.)
SANCHS. <» J'en suis bien plus fâché, moi, quoique je n'aie rien fait paraître.
p&LAGB^ — Il n'y a donc plus de noces cette nuit?
auANA. — Hôlasi non.
PÉLAGS« — Et pourquoi?
auANA. — Don Tello ne le veut pas.
j^ÉLAGS. — Don Tello peut donc Tempècher?
ai A>A. — Sans doute, puisqu'il Ta fait.
FÈLAGE. — Il a signitié Tempèchement sans avoir eu besoin du cu^^.
(Il sort ftTCC JaaiMt« Loonor ci l«s antn» pftTsans.)
SAXCHE* — Écoute» Elvire.
ELYiitE. — Ah! mon ami, je sens que je ne suis pas née pour iHre heureuse.
SANcaE. — Quoi projet a don TeUo. qu^il veuille d:ffv*rer jusqu^à domain f
EuviHE. — Je ne sais ce qu il poat vouloir: mais il veut certaîueiueut quoique chose,
— Se peat41 que sa colore me dorobe celte
nuit? 0 ma beauté, comment apaiser les ennuis qu'il me cause !
ELviRE. — Sanche, je te regarde déjà comme mon mari. Viens cette nuit à ma porte.
SANCHE. — Tu la laisseras ouverte?
ELVIRE. — Apparemment.
SANCHE. — Par cette promesse lu me sauves la vie. Je me serais tué.
ELVIRE. — Et moi, je serais morte avec toi.
SANCHE. — Le curé est venu, mais il n'a pu entrer.
ELVIRE. — Don Teilo l'en a empêché.
SANCHE. — Si tu consens à m'ouvrir, je me consolerai de ce malheur. L'amour est un bon curé pour guérir lés chagrins qu'il causée
(lu sortent.)