‹ Œuvres dramatiques de Lope de Vega;Chapitre 74 sur 226 · DON TELLO, CELIO · texte numérisé non relu

DON TELLO, CELIO

CELio. — Je suis allé, d'après vos ordres, m'enquérir de Sanche. Nuno a tout nié d'abord, mais il a parlé sur mes menaces. Le rustre n'est plus dans la vallée; il est absent depuis quelques joui's.

TELLO. — Cela est étrange.

CELio. — Il parait qu'il est allé à Léon.

TELLO. — A Léon?

CELio. — Oui, accompagné de Pelage.

TELLO. — Et pourquoi faire?

CELio. — Pour parler au roi.

TELLO. — Dans quel but? Il n'est pas le mari d'Elvire, il n'a pas reçu d'offense. Si Nuno se plaignait, il aurait une excuse.

CEUO. -T- Je vous répète ce que m'ont dit les bergers de vos troupeaux; et comme Sanche a de l'esprit, que de plus

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il est amoureux, je ne m'étonne point, seigneur, de ce qu'il a osé tenter.

TBLLO. — Oui... et dôa son arrivée il croit pouvoir parler à un roi de Castille.

GELio. -*- Alphonse ayant été élevé en Galice par le comte don Pedro de Castro S il ne refusera jamais sa porte à ua Galicien, quelque humble que soit sa condition.

(On fruppeO

TELLO. On frappe, Celio; va voir. Il n*y a donc point de pages dans l'antichambre?

CEuo, après être iorti. — Vive Dieu I seigneur, c'est Sanche lui-même, le laboureur dont nous parlons.

TELLO. — Quelle insolente audace I

CELio. — Je vous en prie par. ce que vous avez de plus cher, voyez ce qu'il vous veut.

TELLO, — Dis-lui d'entrer, je l'attends,

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