ORPHISE, GÉRONTE, ISABELLE, LISETTE, NÉRINE, PASQUIN
ORPHISE accourt e» tendant les bras à Isabelle.
Prenez part à ma joie, Madame; mon perfide est revenu vers moi : Reconnoissant , fidèle, il m'a rendu sa for, Et ne me paroît plus indigne de la mienne.
GÉRONTE, àPasquin.
C'est donc là ton Orphjse? On veut qu'elle soutienne Son rôle jusqu'au bout : mais nous verrons beau jeu.
ORPHISE, à Isabelle.
Monsieur est votre père?
GÉRONTE
Oui , vous verrez dans peu Que je ne suis pas dupe. On vous style à merveille : Mais, moi....
ORPHISE, à Isabelle.
Que dit Monsieur?
GÉRONTE
Que Monsieur vous conseille De sortir de céans.
ORPHISE
Qui ? moi !
GÉRONTE
Dans le moment.
NÉRINE
On vous fait là, Madame, un joli compliment! C'est recevoir les gens d'une façon galante !
a36 L'INGRAT.
G^BONTE, à Paaquin.
Ah, ah! n'est-ce pas là cette fausse suivante Qui devoit chanter pouille à Damis?
NÉRINE
Apprenez Que je ne suis point fausse.
GÉROWTE.
Eh quoi ! même à mon nez Tu te donnes les airs....
NARINE
Nous valons bien vos dames.
GÉftONTE, iPasqnin.
Coquin ! voilà l'effet de tes subtiles trames. Si tu n'emmènes pas ces créatures-là , Tu seras étrillé.
ORPHISE, à Isabelle.
Quel propos est-ce là?
Juste ciel !
ISABELLE, à Orphise.
Excusez , c'est une erreur.