SCENE I
PYRANTE,LYSIMON.
PTRAKTE.
Oui , cette veuve est folle , et son extravagance A souvent, j'en conviens, lassé ma patience; Mais , depuis tout le temps que vous êtes ici , Vous vivez avec elle, et j'y puis" vivre aussi.
LTSIMON.
J'y vis en enrageant, et maudis cent fois l'heure Où dans cette maison j'ai choisi ma demeure. Allons loger ailleurs.
PYRAIÏTE.
Je n'y puis consentir.
LYSIMOPT.
Vous aurez bientôt lieu de vous en repentir.
PYUANTE.
Enfin, quoi qu'il en soit, une raison pressante M'oblige à demeurer avec madame Argante.
LTSIMON.
Mais vous n'y reveniez que pour l'amour de moi , Disiez-vous.
PTRAWTE.
Je conviens....
LYSIMON.
Parlons de bonne foi, Cette raison pressante est facile à connoître, Et de vos volontés votre fils est le maître ; G est lui qui vous oblige à vous loger ici.
PYRANTE.
Comme il Ta souhaité, je le souhaite aussi.
LYSIMOtf.
Voulez-vous que je parle avec franchise entière? Il est très-mauvais fils , et vous très-mauvais père. À ce fils trop aimé vous ne refusez rien.
PYRANTE.
Non,
LYSIMOW.
Il fait votre office , et vous faites le sien. O quel renversement! N'avez-vous point de honte?
PYRAWTE.
Vous désapprouvez donc ma conduite, ace compte?
LYSIMOtf.
En doutez-vous , morbleu ! Qui voudroit l'approuver ?
PYRAKTE.
Tous ceux qui , comme moi , pourraient s'en bien trouver. Imitez mon exemple, et dans huit jours je gage....
LTSIMON.
Autoriser mon fils dans le libertinage !