ACTE II, SCENE IL a
Adieu. J'ai trop parlé.... Mais, dis-moi , pour m'instruire, N'aurois-tu point encor quelque chose à me dire ?
NÉRIWE.
Non,
Crois-tu que Dorante ait du goût pour ma sœur? Ce n'est pas que Dorante ait fort touché mon cœur; C'est curiosité, plutôt que jalousie; Curiosité pure.
HÉAUTE, à part.
Ah ! que d'hypocrisie !
CÉLIHÈICE.
Que dis-tu?
NÉRINE
Que je vais travailler de mon mieux'.
Afin de contenter vos désirs curieux.
Mais si vous m'en croyez, et si vous voulez plaire, De toutes ces façons tâchez à vous défaire ; Car pour vous dire net ce qu'il faut sur ce point,' Vous faites l'innocente , et voué ne l'êtes point.