‹ Œuvres dramatiques de N. DestouchesChapitre 314 sur 357 · ACTE III, SCENE Vil · texte numérisé non relu

ACTE III, SCENE Vil

J'ai mis ce plat auteur, qui loué à toute otitHance, Au point de n'imposer qu'aux benêts qu'il encense. N'est-ce pas par mes traits que nos petits marquis N'osent plus au théâtre étaler leurs habits ? Ce flandrîn de Iicandre , avec sa face étiqtie , Vouloit passer partout pour habile critique; Il ne parloit jamais que d'actrices , d'acteurs i Et, d'un ton décisif, il frondait les auteurs; Par caprice, il blâmoit ,' ou bien crioit miracle, Et ridiculement se donnoit en spectacle; Je l'ai si bien berné , plaisanté là-dessus , Qu'il s'enivre à préseht , et ne décide plus. La prude Célimè'ne, en publie vertueuse, Avec son intendant est très-peu scrupuleuse» Le monde à qui la dame avoit trop imposé , Par les soins qtie'j'ai pris, en est désabusé. C'est là rendue au public un utile service.

YALÈRÉ.

Non : dis plutôt que c'est lui (Pou ver ta malice : Je te le dis ici poUr la dernière fois , Toi-même tu te nuis bien plus que tu ne crois.

Page 1