‹ Œuvres dramatiques de N. DestouchesChapitre 339 sur 357 · SCÈNE IL LE BARON, DAMON · texte numérisé non relu

SCÈNE IL LE BARON, DAMON

DAMOIf.

C'est le Baron.

Je veux adroitement gagner sa confiance. Puis-je vous demander un moment d'audience, Monsieur?

LE BAROJT.

(àptrt.).

Très-volontiers. J'entrevois son dessein ; Il veut me régaler aux dépens du prochain*

5io LE MÉDISANT.

J'ai toujours eu pour vous une estime sincère, Et vous respecte encor, comme mon propre père.

LE BAROK.

Très-obligé , Monsieur. •

DiXOK.

Vous le méritée bien.

LE BARON, à part.

U a beau me flatter, il n'avancera rien.

DAMOlf.

En effet, qui pourroit n'en user pas de même? On yoit briller en vous un mérite suprême. Tout ce que vos aïeux ont eu séparément, L'honneur, la probité, l'esprit, K entendement, La droiture du coeur, la vertu , le courage ; Tout cela forme en vous un parfait assemblage, Qui vous fait en tous lieux à tel point admirer, Qu'un flatteur, sur cela, ne peut exagérer.

LE BARON, A part.

Ce discours , jusqu'ici , ne peut blesser personne.

DAMOF»

Quoique vous rejetiez tout l'encens qu'on vous donne, Que votre modestie , une fois seulement , De ce que vous valez convienne franchement : Ce n'est pas d'aujourd'hui que je sais qu'on l'irrite, Dès qu'on veut devant vous louer votre mérite : Mais il faut , dût sur moi tomber votre courroux , Que je vous dise ici ce que j'admire en vous.

LE BARON, èp#rt. ^

Ce garçon-là, vraiment, q d* la politesse.

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